• Jean-Claude Raspiengeas : « Routiers »



    Tous ceux qui conduisent, comme tous ceux qui consomment devraient lire ce livre.
    
Les routiers étaient sympas, et ils roulaient pour nous. Ils sont toujours sympas, pour la grande majorité, et roulent toujours pour nous. En sommes-nous assez conscients ? Réalisons-nous la façon dont ils doivent continuellement adapter leurs conditions de travail ? Sont-ils suffisamment respectés ?
    
Avant de répondre à ses questions je vous invite à lire "Routiers", d’une façon claire et très documentée vous apprendrez beaucoup sur la vie des routiers, sur leur avenir ainsi que sur leur outil de travail, le camion. 
    
J'ai trouvé ce livre très intéressant.


    Yannick Grannec : « Les simples »

    1584, en Provence, l’abbaye de Notre Dame du Loup est un havre de paix pour une petite communauté de bénédictines. Ces religieuses doivent leur indépendance à la faveur du roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, sœur Clémence, herboriste qui règne en maître sur leur petit hôpital soignant les villageois et aidant les femmes à accoucher et les enfants nouveaux nés à survivre…
    Cette tranquillité, toute relative quand on découvre comment la plupart des femmes y sont entrées, va être grandement malmenée par l’évêque de Vence, Jean de Saline qui cherche à s’enrichir au dépend des sœurs… Il envoie deux de ses vicaires dont le jeune Léon pour inspecter et surveiller l’abbaye. C’est ainsi que le mal et le malheur s’insinue au couvent. De l’herboristerie à la sorcellerie, il n’y a qu’un pas à franchir…

    Un roman historique plein de rebondissements, qui se lit facilement en dépit de quelques longueurs.


    Caroline Martinez : « Les roses fauves »

    Après son premier roman « Le cœur cousu », voici « Les roses fauves ». Dans la sierra andalouse, quand une femme sentait sa mort approcher, elle brodait un coussin en forme de cœur qu’elle bourrait de bouts de papier sur lesquels étaient écrits ses secrets. Ce cœur allait à sa fille aînée avec interdiction de l’ouvrir…
    L’arrivée de l’auteur va bousculer sa vie. Par l’intermédiaire des cœurs cousus de ses ancêtres Lola, la boiteuse, va petit à petit découvrir des secrets de famille qui vont, entre morts et vivants, en bouleversant son jardin, bouleverser sa vie…

    Un conte plein de rebondissements de plus en plus étranges qui, à mon avis, vont jusqu’à l’excès dans les tous derniers chapitres. Lecture facile, avec des chapitres courts se succédant entre la vie de l’auteur et de son héroïne…


    Victoria Hislop : « Ceux qu’on aime »

    Odyssée familiale et saga historique se déroulant en Grèce de 1940 à aujourd’hui.

    Les membres de sa famille, quatre générations, étant venus fêter son anniversaire, Themis dévoile sa vie à deux de ses petits-enfants bien loin de s’imaginer que leur grand-mère engagée dans la résistance communiste, à la suite d’un de ses frères, a été guerrière, prisonnière et mère d’une famille qu’elle a composé en gardant les lourds secrets des conséquences de son passé politique.

    Entre occupation, guerre civile, junte militaire nous vivons à travers ce roman, toutes les épreuves vécus par les grecs depuis la seconde guerre mondiale.

    Le livre est bien documenté, et je l’ai lu avec grand intérêt.

    ABC


    13 commentaires
  •  

    Lucia Puenzo : Invisibles (Traduit de l’espagnol, Argentine, par Anne Plantagenet)

     

    Histoire de trois enfants des rues de Buenos Aires. Trois petits voleurs du quotidien de Once, deux pré-adolescents et un enfant de 6 ans. Manipulés par une « mafia » plus ou moins en cheville avec la police, ils sont envoyés en mission en Uruguay. Là, c’est l’enfer, largués dans une propriété de soixante hectares, avec neuf villas hyper luxueuses à cambrioler. Villas protégées par des gardiens armés et des chiens féroces. Ils doivent réussir ou mourir.

    Destin bouleversant de ces enfants des rues qui n’ont qu’eux-mêmes pour survivre. Invisibles aux yeux de la société que peuvent-ils espérer de la vie ?

    Roman qui se lit facilement malgré la dureté des faits. Il décrit la situation de ces jeunes qui abandonnés n’ont pas d’avenir, seule la force qui les unit, par petit groupe, les uns aux autres leur permet de survivre.

     

    Cristina Caboni : « Le jardin des plantes secrètes » (Traduit de l’italien par Marie Causse)

     

    Secrets des plantes se mêlant avec de lourds secrets de famille. Les uns ne combleront pas le poids des autres, mais l’amour des fleurs et des beaux jardins serviront de trait d’union pour essayer tant bien que mal de recoller les morceaux.
    L’amour des fleurs et de la botanique permet de rentrer dans la complexité de ce roman familial dont le fond de l’intrigue ne se dévoile qu’aux deux derniers chapitres.

    Comment des jumelles séparées dès la petite enfance, l’une vivant avec son père, l’autre avec sa mère vont à 22 ans se découvrir, par hasard, une famille et un passé qui vont les réunir à la Spinosa, magnifique propriété toscane qui se meurt. Arriveront-elles à s’entendre pour la faire revivre ?

    Bon roman de vacances

     

    ABC


    8 commentaires
  • Au fil des livres :

     

    Teresa Radige et Stephano Turconi : « Le Port des Marins Perdus » Glénat

    Il s’appelle Abel, Abel Reynold Stevenson, ex-capitaine de vaisseau de la marine. Il est voleur, assassin, traite et mort. Au port, ses trois filles n’en croient pas un mot et elles attendent qu’il soit réhabilité ou qu’il revienne, chacune à leur façon… Quand un autre Abel va entrer dans leur vie…

    Le livre a reçu le Prix Gran Guinigi du meilleur roman graphique au festival de Lucca en 2015. Il le mérite amplement, autant pour les textes que pour le graphisme.
    Un coup de cœur.

    ABC


    13 commentaires
  • En écho à l'article de Quichottine :

    Une amie m'a offert un petit bijou de mots et d'illustrations

    un simple enchantement :

    Maman :

    Un magnifique cadeau

    pour toutes les mamans du monde

    qui à une page ou à une autre se reconnaîtront

     

    ABC


    15 commentaires
  • Jean-Christophe Rufin : « Le tour du monde du roi Zibeline »

    Nous sommes au début des années 1780 à Philadelphie, chez Benjamin Franklin. Le Comte Auguste Benjowski et son épouse Aphanasie vont lui raconter leur incroyable aventure. Né en Hongrie, vivant en Pologne, exilé au Kantchatka, fuyant vers le Japon et les Philippines, Auguste devenu roi à Madagascar, vient chercher soutien auprès de Benjamin Franklin, comptant sur l’aide des Etats-Unis.
    Cette aventure incroyable de deux personnages historiques mais bien oubliés, est un vrai conte de prince et de princesse, plein de rebondissements…
    Le livre se lit très facilement. Tout l’art de Jean-Christophe Rufin est de faire parler successivement Auguste puis Aphanasie, avec une très bonne perception des différences entre psychologie masculine et féminine.

     Lorraine Fouchet : « Les couleurs de la vie »

    Kim tient, avec son compagnon Clovis, la maison de la presse de l’île de Groix… Bouleversée par la mort inattendue de sa grand-mère qui l’a éduquée, elle quitte l’île où Clovis promet de l’attendre, pour essayer de comprendre l’acte de sa grand-mère, et faire le point sur sa vie… Pendant un mois elle va aider Gilonne, une ancienne actrice excentrique dans une résidence haut de gamme pour personnes âgées à Antibes. Elle y fait la connaissance de Côme et bien malgré elle, elle est plongée dans une intrigue familiale qu’elle veut absolument résoudre…
    Arrivera-t-elle à faire son propre deuil en acceptant sa condition d’orpheline tout en se débattant pour protéger Gilonne à laquelle, au fil des jours, elle s’est attachée et en essayant de ne pas trop penser aux mensonges téléphoniques de Clovis ?
    Ce roman plein de rebondissements, parfois un peu poussés à l’extrême, écrit avec un style alerte est plein de charme, de tendresse sans cacher toute fois les difficultés et les drames vécus par les différents personnages.
    « Quand on veut voir si les poissons sont heureux, on s’immerge et on nage avec eux »


    Charif Majdalani : « L’empereur à pieds »

    1850, un paysan arrivé dont ne sait où, avec ses trois fils, prend possession de terres à cultiver sur les Monts Liban…
    Une longue histoire familiale démarre entre la montagne et Beyrouth, entre l’agriculture et le commerce. Petit à petit, la famille va imposer sa puissance et sa suprématie.
    Le paysan, fut toujours nommé « l’empereur », grâce à sa stature et à son comportement. Il va imposer une loi à l’ensemble de ses descendants, les cadets ont interdiction de fonder une famille pour ne pas disperser les terres ni émietter la fortune.
    Fuite des cadets, exil, voyages à travers le monde, meurtres, violence, amour et haine jalonnent la vie de cette famille libanaise de 1850 à nos jours…
    Un récit très bien mené par l’auteur libanais et professeur de français à l’université de Beyrouth… Toute l’histoire contée par le premier des cadets qui va oser transgresser cette loi inique, sans toute fois accepter que les terres soient partagées de son vivant.
    Un livre très intéressant dans lequel on peut parfois perdre le fil à cause du nombre des personnages.

    ABC


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique