• Lettre au Père Noël :

    A la barre Fanfan, qui nous demande de chercher du boulot et d'écrire notre lettre de motivation, en incorporant au texte des titres de chansons de Charles Aznavour (titres imposés)

     

    Chére Capitaine au court cours,

    Par la mamma, je viens d’apprendre que vous embauchiez du personnel de bord pour une durée limitée à la prochaine quinzaine. Je m’voyais déjà au chômage puisque mon patron n’arrêtait pas de répéter qu’ils savaient que comme ils disent tu t’laisses aller. Ils, ce sont les autres, les jaloux, les mauvaises langues, ceux qui n’ont jamais compris l’importance stratégique de mon travail à bord.  Alors moi, je viens pleurer au creux de mon épaule, non pardon, de la vôtre, car il faut savoir qu’hier encore, j’étais membre d’un équipage qui cultivait les plaisirs démodés de quelques vieux Capitaines au long cours. Brusquement, à la troisième escale, ils m’ont débarquée, sans préavis, sans le sou et sans bagage.
    Je vous en prie, vous en supplie, chère Capitaine, ne me laissez pas dériver et tomber dans la bohème. En tant que saltimbanque, j’ai toujours animé la vie à bord et je vous assure que non, je n’ai rien oublié des ficelles de mon métier, comment en aurais-je eu le temps ?
    Et si même il fallait que je hisse les voiles, je pourrais fort bien tirer quelques cordages, quoique, je préfèrerais être le clou du spectacle, l’ambiance sur un navire, croyez-moi, cela est tellement important...
    J’ai bien compris que sur Le Croqueur de Mots, il n’y a pas d’excuse, s’il pleut je mettrais mon ciré, s’il vente je m’accrocherais au mât, s’il neige, je mettrais mon bonnet. Je vous promets que jamais, au non jamais, je ne me révolterais car j’ai une frousse bleue des rats…
    Chère Capitaine, une quinzaine est vite passée, ne m’abandonnez pas sur le quai. Je vous en serais toujours reconnaissante.

    Dans l’attente de votre réponse, je m’incline et vous présente mon dévouement respectueux


    ABC


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  • Lettre au Père Noël :

     

    Cher Père Noêl,
    Si tu passes par chez moi, tu trouveras du pumpernickel et un verre de lait, que tu boiras dans le feu de l’action, sous la lumière des étoiles, ce sera ton opium qui te permettra de mener à bout ta mission de la nuit de Noël. Je t’ai concocté ce petit cadeau, car j’ai du mal à croire que sans te sustenter, du soir au matin, tu arrives à contenter tous les enfants de la terre scrutant le ciel espérant te voir toi et tes rennes tirant ton traîneau. J’ai demandé à un de tes lutins, celui qui porte toujours une casquette, de glisser mon adresse, dans une poche de ton pantalon, mais je les sais coquins et farceurs, peut-être l’aura-t-il glisser dans une de tes chaussettes. Prudent, au cas où ton GPS aurait une défaillance, j’ai parsemé le chemin tortueux qui mène jusqu’à ma porte de crottes en chocolat, j’ai pensé que tu apprécierais et n’aurais ainsi aucun mal à me trouver. Ma famille sûrement dormira, mais moi je t’attendrai, pour t’offrir ma petit collation. Et oui, cher Père Noël, la joie de te voir dans mon paysage quotidien, ne serait-ce que quelques secondes, serait pour moi, le plus beau des cadeaux, car depuis bientôt soixante dix ans que je t’attends, je ne suis toujours pas certaine que tu existes vraiment… Moi qui sais depuis déjà plusieurs année que le Père Noël, c’est moi, peut-être m’apporteras-tu la clé de ton mystère ???

    A bientôt donc, je compte les jours avec tant d’impatience !
    Avec un gros sac de bisous à partager avec tes lutins.

    Une croqueuse de mots.


    ABC


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  • Au gré du souffle du vent :

    Escale pour vernissage, Josette cette quinzaine a amarré le navire au port

     

    Escale en parodie :

     

    Flamants roses et échassiers

    aux regards exposés

    en mimant le piège de la civilité

    ont perdu de leur superbe

    portant le fardeau de leur bouée

    les amarrant aux hommes.

     

    Ohé Capitaine

    détache nos attaches

    et reprenons la mer

    en toute liberté

    cette fantasque parodie

    a assez duré.

     

    Aspirant au grand large

    oiseaux nous sommes

    oiseaux nous resterons

     

    ABC


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  • Il y a bien longtemps déjà, je suis née bouton d’or, petite et recroquevillée sur moi-même, je me pelotonnais sur le sein de ma mère qui, avec mon père, venaient de me nommer : Pâquerette…
    Pâquerette, c’était si joli quand j’étais petite fille, avec mon cœur jaune, éclat de rire, et mon tutu en pétales blancs. Pâquerette, oui, c’était vraiment charmant, disons, jusqu’à l’âge de dix ans…
    Puis j’ai grandi fine et fluette sur ma tige, pour me métamorphoser en marguerite. J’avançais cœur soleil et mine blanche, dans un champ fleuri d’adolescence…
    Devenant adulte, le fard aux joues, et les yeux papillons, teintée de pourpre et de rose, relevant mes pétales sur mes étamines ocre, en tulipe, je tombais amoureuse d’un volubilis…
    De notre union naquirent une demi-douzaine, d’adorables crocus qui poussèrent et s’épanouirent, sous nos regards de parents étonnés et fiers. Préoccupés de leur santé et de leur avenir, nous craignions, pour eux, les taupes du sous-sol autant que les colères du ciel…
    Les journées passant, sous la pluie, le soleil et le vent, surmontant quelques soucis, en dahlia, je m’étais aguerrie…
    Aujourd’hui hortensia flétri, je suis une mamie. Bientôt l’hiver me couvrira de son manteau blanc et je m’endormirai à jamais…
    Ma vie fut tellement fleurie, qu’avant de la quitter, je voudrais l’offrir comme un bouquet exotique, à toutes les grands-mères qui dans un jardin de tendresse, aiment leurs Pâquerettes…

    Et si, par hasard, avant que je ne fane, vous me rencontriez, soyez gentils, appelez moi : Fleur, tout simplement.

    ABC

    (reprise)


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  • Au gré du souffle du vent :

     

    Zaza-rambette a pris la barre pour la quinzaine et propose le thème "Robert", saint du jour, pour le défi 204

     

    Du Robert je ne connais que le petit, mais costaud, bourré d’idées, bourrés de mots, sans jamais avoir bu un verre de trop, il m’aide à remplir mes vers, sans trop de fausses notes sur mes partitions.

    Un Robert, super compagnon, toujours discret, toujours présent, de poche ou bien gros, commun ou propre, toujours utile à ma plume malhabile prête à faire hurler le Littré.

    Un Robert, richesse et fidélité, depuis que je l’ai adopté, je ne l’ai plus jamais quitté.

    Ce Robert, je ne sais pas s'il est saint, mais je sais qu'il m'aide à écrire sereinement, je l'en remercie bien souvent.


    ABC


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