• Au gré du souffle du vent :

    Escale pour vernissage, Josette cette quinzaine a amarré le navire au port

     

    Escale en parodie :

     

    Flamants roses et échassiers

    aux regards exposés

    en mimant le piège de la civilité

    ont perdu de leur superbe

    portant le fardeau de leur bouée

    les amarrant aux hommes.

     

    Ohé Capitaine

    détache nos attaches

    et reprenons la mer

    en toute liberté

    cette fantasque parodie

    a assez duré.

     

    Aspirant au grand large

    oiseaux nous sommes

    oiseaux nous resterons

     

    ABC


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  • Il y a bien longtemps déjà, je suis née bouton d’or, petite et recroquevillée sur moi-même, je me pelotonnais sur le sein de ma mère qui, avec mon père, venaient de me nommer : Pâquerette…
    Pâquerette, c’était si joli quand j’étais petite fille, avec mon cœur jaune, éclat de rire, et mon tutu en pétales blancs. Pâquerette, oui, c’était vraiment charmant, disons, jusqu’à l’âge de dix ans…
    Puis j’ai grandi fine et fluette sur ma tige, pour me métamorphoser en marguerite. J’avançais cœur soleil et mine blanche, dans un champ fleuri d’adolescence…
    Devenant adulte, le fard aux joues, et les yeux papillons, teintée de pourpre et de rose, relevant mes pétales sur mes étamines ocre, en tulipe, je tombais amoureuse d’un volubilis…
    De notre union naquirent une demi-douzaine, d’adorables crocus qui poussèrent et s’épanouirent, sous nos regards de parents étonnés et fiers. Préoccupés de leur santé et de leur avenir, nous craignions, pour eux, les taupes du sous-sol autant que les colères du ciel…
    Les journées passant, sous la pluie, le soleil et le vent, surmontant quelques soucis, en dahlia, je m’étais aguerrie…
    Aujourd’hui hortensia flétri, je suis une mamie. Bientôt l’hiver me couvrira de son manteau blanc et je m’endormirai à jamais…
    Ma vie fut tellement fleurie, qu’avant de la quitter, je voudrais l’offrir comme un bouquet exotique, à toutes les grands-mères qui dans un jardin de tendresse, aiment leurs Pâquerettes…

    Et si, par hasard, avant que je ne fane, vous me rencontriez, soyez gentils, appelez moi : Fleur, tout simplement.

    ABC

    (reprise)


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  • Au gré du souffle du vent :

     

    Zaza-rambette a pris la barre pour la quinzaine et propose le thème "Robert", saint du jour, pour le défi 204

     

    Du Robert je ne connais que le petit, mais costaud, bourré d’idées, bourrés de mots, sans jamais avoir bu un verre de trop, il m’aide à remplir mes vers, sans trop de fausses notes sur mes partitions.

    Un Robert, super compagnon, toujours discret, toujours présent, de poche ou bien gros, commun ou propre, toujours utile à ma plume malhabile prête à faire hurler le Littré.

    Un Robert, richesse et fidélité, depuis que je l’ai adopté, je ne l’ai plus jamais quitté.

    Ce Robert, je ne sais pas s'il est saint, mais je sais qu'il m'aide à écrire sereinement, je l'en remercie bien souvent.


    ABC


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  •  

    Jouets : 



        L’enfant s’est assoupi abandonnant ses jouets à leurs multiples envies. Avec lui chacun a eu une vie, et bien des soucis…… Ils vont se rattraper pendant que sur son lit, il s’est endormi.
        La poupée de chiffon serre la main de l’ours en peluche tandis que les cubes, sagement, s’alignent, traçant un circuit pour les voitures miniatures.
        La boîte à musique fredonne et les dominos multiplient les cabrioles pour épater les legos dressant une muraille face au robot qui espère entrer dans le château fort délivrer sa Barbie prisonnière d’un dragon enseveli sous les livres de carton…..
         L’enfant se réveille et jette un regard endormi sur ce joyeux fouillis. Il se dresse sur son lit, sourit, le cirque est reparti. Des jouets, il oriente le destin. Il les reprend tous en main pour aujourd’hui et pour demain……

    Les jouets créent la personnalité
    Des enfants qui savent inventer
    Enfants n’oubliez pas de jouer

     

    ABC

    (Rediffusion)


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  • Au gré du souffle du vent :

      Laura  a pris la barre pour une quinzaine passion, à son image, tout en livres et en paysages

     

    Son paysage :

    il est bien là, appuyé sur un tronc, à contempler ton eau , au bord de ton rivage, lac de son enfance bordé d’arbres immenses tantôt clairs tantôt sombres, il est là et il te regarde encore et toujours avec les yeux écarquillés de l’innocence. La forêt n’est qu’un bois et tu n’es guère plus grand qu’un étang.
    Chacun de ses souvenirs s’est inscrit en reflet indécis dans le miroir de sa mémoire comme autant de repères, teintés de vert, se laissant bercés à la surface du rivage bleuté d’un domaine enchanté… Ne vous y trompez pas ce n’est point un rêve, juste un petit coin vallonné, dans un paysage semi montagnard, où toute sa famille est née. Le lac, les arbres, les couleurs, les odeurs, tout en lui en est imprégné, il en connait les moindres recoins, et s'il en parle parfois, il en garde juste l’accès secret.

    ABC

    Merci de vos commentaires de la semaine, mon blog sera assez irrégulier jusqu'à la fin du mois d'avril,

    j'aurai un peu de mal à aller vous visiter, merci de votre compréhension)

     


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