• Sac de nœuds :

     

    À la barre Lilousoleil et son méli-mélo de mots anciens

     


    Dans mon sac à sac, j’ai découvert un sac de nœuds.
    Voulant les démêler je me suis énervée.
    Un à un, je les ai enfermés dans un sac poubelle : faucard avec fentoir, ferrade main dans la main avec fétuque, lui-même emmêlé avec ferrandier qui apostrophait fidéjusseur, noué à filaire qui courait après fissipède, en pleine discussion avec fausset qui n’en avait flette de forlonger fonçaille à la fête de fustanelle. J’allais jeter le tout au fin fond de la poubelle, quand arriva un freluquet en quête de ficelle à qui j’offris mon sac avec soulagement.
    Il convertit le tout en une figure filiforme, pour sa prochaine exposition d’art contemporain. Fut-ce un succès ???
    Je n’en entendis jamais parlé wink2... Et vous ? smile


    ABC

     


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  • Les portes de la Petite Fabrique d'Écriture sont ouvertes,

    bonheur de pouvoir de nouveau y contribuer

    c'est ici

     

    Thème de février :

    "Par la fenêtre, je vois..."

     

    Les crépuscules

    Par la fenêtre, je vois les volets clos sur le crépuscule.
    J’écoute le cri de la chouette chassant aux environs, et croque le croissant de lune qui m’offre un morceau de nuit.
    Les paupières refermées, sur les soucis de la journée, j’ouvre le grand livre des rêves…
    Je m’endors sur un édredon d’étoiles voguant en multiples voyages …
    Chut !!!
    Les heures s’égrainent paisiblement jusqu’au petit matin.
    Je bâille, m’étire, ouvre un œil.
    Par la fenêtre, je vois les volets clos sur le crépuscule…

    ABC


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  • Paradis :

     

    Lilou nous propose d'aller au paradis

    Pour vous je suis allée voir les conditions

    yes

    Mon sac pesait lourd rempli de ma vie
    marche après marche je montais l'escalier
    soufflant suant sous le poids du fardeau
    montée interminable pour genoux fatigués
    ma tête refusait d'alléger la charge
    Je mis longtemps, très longtemps
    avant de frapper à la porte du paradis
    Le grand St Pierre, souriant et barbu,
    trousseau à la main aussitôt m'apparut
    - Que voulez-vous ma brave, si lourdement chargée ?
    - Au bout du rouleau je voudrais me reposer
    - Qu'avez-vous sur votre dos si durement monté ?
    - Mes indispensables pour ne point m'ennuyer.
    - À la porte il va falloir tout abandonner
    Sans même réfléchir, j'ai tourné les talons
    marche après marche j'ai descendu l'escalier
    soufflant suant sous le poids du fardeau
    descente interminable pour genoux fatigués
    ma tête refusait d'alléger la charge
    Je mis longtemps, très longtemps
    avant de frapper à la porte des croqueurs
    juste pour les prévenir que là-haut
    ils devaient arriver nus pour pouvoir rentrer.

    wink2

    ABC

     


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  • Voyage

     

    Nous sommes toujours en voyage avec Durgalola

     

    Je reprends un texte publié dans mon recueil "Pêle-mêle", en l'adaptant à la consigne

     

    Le livre du voyage :

    Partir, ça y était, un instant magique. Je n'irai pas très loin, mais je devinais déjà que je garderais longtemps le souvenir de cette brève escapade.
    Je venais de décider de ranger le grenier pour l’en débarrasser de toutes ses fausses Antiquités. En ouvrant la malle de ma grand-mère, pour quelques heures, je changeais d’univers. J’y ai découvert un grand livre d’histoires intitulé « Le livre du voyage »… Assise par terre, d’une main, j’en époussetais la poussière, de l’autre je tournais les premières pages. Nous avons dû être nombreux à le compulser, les feuilles étaient froissées, bien écornées. Ce livre illustré en noir et blanc me prit littéralement par les sentiments. J’explorais ses images, contemplant des paysages, je partais en voyage  sur d’autres rivages…… L’écriture en vieux français me déconcertait tout en m’offrant la richesse des racines de notre langue latine….. Plaisir des yeux, plaisir de l’ouïe, en admirant les gravures je lisais à voix haute une belle littérature qui m’enveloppait d’un mystère apte à me plaire…
    Qu’ai-je retenu de cette lecture, rien d’autre qu’une atmosphère, un petit air faussement désuet qui m’a enchanté pendant toute une journée… Des vieux objets du grenier, « le livre du voyage » est le seul que j’ai conservé. J’aime encore le feuilleter après plusieurs années, réminiscence d’un passé pour beaucoup oublié !

    ABC

    Texte publié alors que je suis en pause, à bientôt

     


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  •  

    Pour l'herbier poésie d'Adamante sur une photo de Susi S

     

    Miroir du ciel :

     

    Puisque l’horizon se bouche d’une noire prophétie, je m’arrête en chemin. Je regarde les volutes d’un feu qui s’éteint. Sous l’ombre des arbres je déchiffre le langage de fumée. L’eau se trouble. Je reste calme, à l’abri d’aujourd’hui, sans penser à demain. Le miroir du ciel agite ses ondes. Les heures passent lentement. J’attends le soir, le noir, puis j’attendrais le jour, le réveil du soleil. Il reviendra avant que je ne me lasse de décrypter le langage naturel de la vie qui s’écoule…
     

    ABC


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