• Le songe peut-il devenir réalité ?

    Un songe :


    Un songe,

    Comme un rêve de fleurs,
    Tout en couleur,
    En odeur,
    En douceur…
    Au-delà de la vieillesse,
    Un parfum de sagesse,
    Tout en délicatesse,
    Imprégné de tendresse.

    Un songe :


    Sans morosité, à la recherche du passé, un songe et plus j’y songe plus je m’y enfonce…

    J’y ai découvert un jardin de grands-mères. Le jardinier y a ses secrets, enrobés de respect. Il a rapproché grand-mère glaïeul, grande et austère de grand-mère dahlia, joviale et pomponnée. Il a planté grand-mère rose, piquante et parfumée avec grand-mère marguerite, ouverte et coquette.

    Un songe :


    Il a déposé grand-mère primevère, petite et discrète au pied de grand-mère hortensia, accueillante et ronde.

    Un songe :


    Il a ménagé un espace ensoleillé à grand-mère jonquille, pimpante et rieuse auprès de grand-mère tulipe, la confidente. Il n’a pas oublié grand-mère volubilis, un brin artiste, ni grand-mère clématite, curieuse et alpiniste…

    Un songe, comme un rêve d’enfants en mal de grands-parents,
    Une recherche d’harmonie,
    Une tendresse infinie,
    Un bouquet de mamies pour structurer la vie,
    Un jardin qui sourit,
    Un songe…

     
    ABC

    Reprise d'un texte de 2011, associé à des photos prises hier


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  • Lettre au Père Noël :

     

    Jill Bill à la barre prépare Hallowween

    avec un tableau tellement moche que vous irez le voir ailleurs yes wink2

     

    Au marché aux puces

    - Tu en fais une tête p’tit gars, d’habitude tu es plus joyeux derrière ton stand…
    Le petit gars, apprentis camelot, d’une voix lugubre avec des sanglots dans la voix :
    - C’est trop dur, je n’y arriverais jamais…
    - Raconte, que t’arrive-t-il aujourd’hui, est-ce si triste que cela ?
    Les yeux baissés et l’air de plus en plus sombre :
    - Pire c’est catastrophique. Je vais rester là toute la journée sans faire un sous et mon patron sera furieux…
    - Explique donc, qu’y a-t-il de si grave ?
    Comme s’il allait éclater en sanglots :
    - Je dois vendre une horreur à un prix exorbitant, juste parce que demain c’est Halloween et…
    Les larmes lui montent aux yeux, sa voix se brise.
    - Et ???
    - Et je ne sais pas vendre un tableau que je n’aime pas et devant lequel je tremble de trouille, pardon, sanglot, de peur. Le plus terrible c’est que le boss s’est fait rouler dans la farine et qu’il en a un gros stock. Si je n’en vends pas au moins dix, il m’a promis de ne plus me garder en apprentissage un jour de plus… Je…
    Il regarde son interlocuteur avec un regard affolé à faire craquer le plus dur des durs…
    - Allons ce n’est pas si grave, montre-moi, ta dite horreur.
    - Oh non Monsieur, vous allez fuir comme les autres clients avant vous, je, je…
    Nouveaux sanglots.
    - Même si tu ne me le montres pas je t’en achète, je cherche vraiment un tableau à faire trembler mes adolescents qui n’ont soi-disant peur de rien. Allez combien pour les épouvanter ?
    - Vous n’allez jamais vouloir, le boss en veut trop…
    - Combien, te dis-je ?
    - Et bien, un hoquet, pas moins de vingt euros m’a-t-il dit, si non…
    - Allez c’est bon , les voilà tes vingts euros, et sèche tes larmes, tu vas sûrement en vendre d’autres d’ici ce soir… Halloween, c’est Halloween, plus c’est moche et mieux c’est.

    Le client s’en va le p’tit gars appelle son meilleur pote avec son smartphone :
    - Eh Gus, tu ne sais pas, ça marche !!! J’en ai vendu vingt cinq depuis ce matin, plus que cinq et c’est dans la poche, avec un bénéf de cinq euros pour chaque.
    - Trop fort mec, tu les as tous bien emberlucotés ! Y a pas à dire tu es le meilleur !!!
     

    ABC


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  •  

    Dans la famille des escargots, les limaces sont reines. Au nez et à la barbe de ces beaux garçons se pavanant, avec leur maison sur le dos, elles traînassent et bavassent, sans façon. Elles refusent tout logis pour se mettre à l’abri, affichant un profond mépris pour l’esclavage du ménage. Comment pourraient-elles accepter de vivre à la colle des colimaçons cherchant désespérément maîtresses de maison ?

     

    ABC

     

    Pour encore un petit temps, mon blog va rouler très au ralenti, j'en profite pour vous offrir quelques reprises

    et vous remercier de votre passage par ici.


    11 commentaires
  • Lettre au Père Noël :

    Marie Chevalier à la barre, attends de nous un faux témoignage

    yes

     

    Oui c'était bien lui !!!

    Tu ne le reconnais donc pas

    si, si, je t'assure samedi 16h30

    tout là-haut

    juste à l'heure de la fermeture des pistes

    c'était bien lui

     solitaire

    et moi je le tenais dans le viseur

    en paparazzi complice

    j'ai attendu patiemment

    qu'il veule bien redescendre

    et nous avons dîné ensemble

    d'une fondue savoyarde

    les yeux fixés

    sur les sommets

    se glissant sous leur couette colorée

    en pensant que tu étais loin

    et que tu nous manquais

    wink2

     

    Oui c'était bien lui !!!

     ABC

    (pour l'apercevoir cliquer sur la première photo)

     


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  • Lettre au Père Noël :

    A la barre Fanfan, qui nous demande de chercher du boulot et d'écrire notre lettre de motivation, en incorporant au texte des titres de chansons de Charles Aznavour (titres imposés)

     

    Chére Capitaine au court cours,

    Par la mamma, je viens d’apprendre que vous embauchiez du personnel de bord pour une durée limitée à la prochaine quinzaine. Je m’voyais déjà au chômage puisque mon patron n’arrêtait pas de répéter qu’ils savaient que comme ils disent tu t’laisses aller. Ils, ce sont les autres, les jaloux, les mauvaises langues, ceux qui n’ont jamais compris l’importance stratégique de mon travail à bord.  Alors moi, je viens pleurer au creux de mon épaule, non pardon, de la vôtre, car il faut savoir qu’hier encore, j’étais membre d’un équipage qui cultivait les plaisirs démodés de quelques vieux Capitaines au long cours. Brusquement, à la troisième escale, ils m’ont débarquée, sans préavis, sans le sou et sans bagage.
    Je vous en prie, vous en supplie, chère Capitaine, ne me laissez pas dériver et tomber dans la bohème. En tant que saltimbanque, j’ai toujours animé la vie à bord et je vous assure que non, je n’ai rien oublié des ficelles de mon métier, comment en aurais-je eu le temps ?
    Et si même il fallait que je hisse les voiles, je pourrais fort bien tirer quelques cordages, quoique, je préfèrerais être le clou du spectacle, l’ambiance sur un navire, croyez-moi, cela est tellement important...
    J’ai bien compris que sur Le Croqueur de Mots, il n’y a pas d’excuse, s’il pleut je mettrais mon ciré, s’il vente je m’accrocherais au mât, s’il neige, je mettrais mon bonnet. Je vous promets que jamais, au non jamais, je ne me révolterais car j’ai une frousse bleue des rats…
    Chère Capitaine, une quinzaine est vite passée, ne m’abandonnez pas sur le quai. Je vous en serais toujours reconnaissante.

    Dans l’attente de votre réponse, je m’incline et vous présente mon dévouement respectueux


    ABC


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