• Voyage :

     

    Thème proposé par Dômi :

    et si Jésus naissait de nos jours…

    Cela donnerait la « une » dans tous les journaux télévisés…

    À vous de broder autour de cette histoire.

     

     

     

    Sans hésitation, si c'était le cas :
    Je ne parlerais pas pour lui (Jésus), je ne parlerais pas pour eux (les journalistes).
    Je crois que s’il naissait aujourd’hui rien ne se passerait comme quiconque peut l’imaginer.
    Je me tairais donc pour entendre chaque murmure du vent portant un nouveau souffle de vie.


    ABC


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  • Voyage :

     

    Une rediffusion d'un texte que plusieurs sûrement connaissent déjà,

    j'y reviens car j'ai un faible pour ces improbables voyages

    wink2


        Dans le fond d’un grand placard tout noir vivaient une armée de valises de toutes tailles et de tous âges… Les plus vieilles, en osier, avaient voyagé dans des trains à vapeur. Les adultes en similicuir se souvenaient des compartiments de voyageurs le long des couloirs de wagons courageusement tirés par une vaillante BB. Les jeunes souriaient, narquoises, elles qui filaient, comme le vent, dans des TGV qui, en deux temps trois mouvements, les conduisaient de la ville à la mer, de la ville à la montagne, de la ville à la ville……
        Dans un coin du placard, posé sur une grosse malle, un élégant baise-en-ville écoutait attentivement leurs récits de voyages. Lui, bagage à main, ne connaissait que les avions et les grands espaces. Fermant les yeux, pour mieux y croire, il rêvait de tunnels, de coups de sifflet et de gares….. Régulièrement, il disparaissait du placard emporté par une main pressée qui, quelques jours après, l’y redéposait aussi négligemment qu’elle l’en avait retiré… Retrouvant sa place, il reprenait ses rêves imaginaires de trajets sur les rails, ignorant qu’à chacune de ses absences, la malle, en songe, le regardait, attendrie, disparaître dans la rue, et pensait émue aux merveilleux instants qu’il devait vivre, dans la clarté du ciel, au-dessus des nuages…
        Dans le fond d’un grand placard tout noir, chacun des bagages vivait dans l’espoir d’un improbable voyage………   
     

    ABC


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  • Voyage, défi 189 :

     

    Pour le défi 189

    deux capitaines sur le même bateau :

    Quichottine, Jeanne Fadosi

    et la porte ouverte à de multiples voyages

     

    Si c’était un voyage :


    Si c’était au théâtre, ce serait sur une place à l’ombre d’un séquoia, chacun y viendrait, au rythme des acteurs, y déposer le message d’un auteur…
    Si c’était un voyage  intérieur, ce serait un jardin secret, avec ses zones d’ombre et ses flashs de joie, au rythme, s'il vous plaît, de votre bon cœur…
    Si c’était une chevauchée touristique, ce serait une randonnée découverte, au rythme de la transhumance saisonnière…
    Si c’était un partage intergénérationnel, ce serait des jeux, des fous-rires, des tablées joyeuses, et des petits secrets échangés, au rythme d'un grand-père et d'une grand-mère…
    Si c’était la fin du voyage, ce serait la dernière escale de notre voilier qui rentrerait au port après tant de mots croqués, au rythme de l’année scolaire…
    Si c’était un au revoir, ce serait, sous le soleil d’été, une simple halte avant la rentrée…

    Amis matelots, je remercie Dômi et tous les capitaines qui ont vaillamment tenu la barre et je vous souhaite, quel que soit votre voyage, un bel été !

    ABC


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  • Un autre monde

    - S’il doit être autre, autant qu’il soit meilleur. Pire serait sûrement une mauvaise chose.
    - Crois-tu ?
    - Non je ne le crois pas, je l’espère… Une espérance peut en valoir une autre, la mienne va vers le simple, le beau, l’aimable.
    - C’est simple, en effet !
    - À dire, oui, à vivre, je ne sais pas.
    - En doutes-tu ?
    - L’homme est complexe, il se complait dans la complexité. Lui offrir la simplicité, même sur un plateau d’argent, sur une prairie verte, sur un champ d’étoiles ou sur un lac bleu, lui semblera étrange, trop facile, et pourtant…
    - Pourtant ?
    - À quoi bon changer le monde, si ce n’est pour le rendre plus souriant, plus accessible, plus heureux.
    - Naïve ?
    - Non, poète !
    Mon monde serait un nid d’oiseaux, sur un cerisier en fleurs. Le ciel y serait d’azur, la pluie réconfortante et cristalline. Les nuits sous la pleine lune seraient peuplées de rêves mélodieux, au son d’un piano joué à quatre mains, une noire, une blanche, une jaune, et l’autre rouge, pour unir les nations. J’y naîtrais chanson, au bras d’un troubadour. N’entends-tu pas la joie qui se propage dans ce monde sans nuage ?
    - Folie utopique et déraison irréaliste.
    - Tu vois, si déjà toi, tu n’y crois pas, comment convaincre les autres ?
    - En gardant les pieds sur terre.
    - Alors, à quoi bon ? Je préfère mon doux délire impromptu.

    ABC

    (une reprise)


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  • Pour le thème de mai de la Petite Fabrique d'Écriture

     

    Illusion picturale :

     

    En bas le bruit de la vie, en musique incessante, piano, violon, violon, piano, un rythme soutenu ininterrompu, je monte marche après marche, je monte portant le fardeau des jours dans la valise de ma vie, je monte, une marche, une autre, encore une, encore une autre, je monte…
    En haut, mon mirage, ma chimère, mon songe, mon utopie, sous un ciel bleu parsemé de nuages blancs, je monte portant l’espoir d’atteindre mon objectif, la valise est plus légère, ma vie s’ensoleille, je monte marche après marche, le sommet est si proche, le but est si loin, je monte…
    Comme dans un cauchemar d’enfant, comme dans un rêve éprouvant, plus je monte, moins je progresse, en bas j’entends encore la musique du temps qui galope, en haut je vois toujours l’illusion de mon imaginaire, je piétine, marche après marche, je reste sur place au milieu de l’escalier de mon parcours, depuis des jours, des mois, des années, je monte, sans avancer…

    ABC


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