• Pour ses six ans, ses grands-parents, chez lesquels il allait régulièrement passer quelques jours en banlieue parisienne, lui avaient demandé ce qu’il souhaitait comme cadeau. Il avait répondu, sans hésitation, « allez au marché aux puces »
    C’est ainsi que le 12 avril 1962, il était parti tôt le matin, avec son grand-père, pour découvrir ce fameux marché dont il avait plusieurs fois entendu parler par ses parents qui y avaient trouvé, disaient-ils, « la perle rare ».
    Arrivés sur place, ils ont commencé à se promener parmi une foule bigarrée complètement inconnue du bambin qui ne savait pas où donner de la tête, et qui dès les premiers instants sembla très intéressé par le moindre étal.
    Plusieurs fois son grand-père lui demanda si quelque chose l’attirait plus spécialement, lui précisant qu’il était prêt à lui donner quelques francs pour qu’il puisse par lui-même marchander un ou deux petits trésors qu’il découvrirait. Mais l’enfant refusa en hochant la tête et continua son inspection minutieuse de chacun des étalages dont il approchait…
    Au bout de deux bonnes heures, ce fut le grand-père qui commença à se lasser et qui lui proposa de s’arrêter pour se reposer un peu en cherchant une buvette pour se désaltérer. L’enfant avait hâte de reprendre leur promenade parmi ce bric-à-brac géant et le grand-père bien décidé à faire plaisir à son petit-fils repris le piétinement d’un stand à un autre… À son grand étonnement, le bambin ne se lassait pas et en redemandait encore et toujours, tant et si bien qu’ils y passèrent la journée entière.
    Le soir, quand bien fatigués, ils retrouvèrent enfin la grand-mère dans leur petite banlieue, celle-ci impatiente les questionna sur leur journée, grand-père répondit qu’il était mort de fatigue et son petit-fils qu’il espérait bien y retourner pour ses sept ans car il avait eu beau chercher il n’avait trouvé ni puces, ni perle rare !


    ABC


    (reprise d'un texte publié, il y a longtemps déjà, dans mon premier blog "Détente en poésie")


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  • Au gré du souffle du vent :

     

    Vendredi 5 janvier : oh surprise !!! Sur le carnet de bord me voici propulsée Capitaine pour la quinzaine. Moi simple moussaillon arf, je dois tenir le cap. je grimpe sur le pont, empoigne la barre aww... Le premier jeudi poésie, j'affame l'équipage en supprimant les mots à tous les croqueurs cry, panique à bord ! Le navire valse dangereusement sur la vague de l'étonnement eek. Se vengeront-ils he ?

    Aujourd'hui de surprise en surprise, ménageant le navire, je vogue prudemment. Je m'attends à quelques surprises yes ...

     

    ABC


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  •  

    Au gré du souffle du vent :

     

    Fanfan à la barre avec une photo

     

    Rêves hivernaux :

     

    - C’est beau l’hiver !
    - Tu plaisantes ou quoi. Je me gèle.
    - J’aime nos coussins blancs et moelleux. Entre brume et neige, je rêve d’une terrasse au sport d’hiver et d’un vin chaud.
    - Moi je rêve plutôt d’un chocolat chaud dans un salon de thé au bord de la Méditerranée.

    La troisième chaise ne dit rien, elle s’est endormie. Bien loin du vin et du chocolat chauds, elle rêve, elle aussi... Elle rêve de la chaleur du dernier postérieur qui l’avait choisie pour trône !!!
     

    wink2

    ABC


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  • Au gré du souffle du vent :

     

     Avec Josette comme Capitaine

    une illustration et quelques mots obligatoires

     

     

    Ce matin-là au chant du coq, leurs rêves d’avenir se sont éteints… Leur petit bonheur campagnard s'est enfui au son du glas. La tristesse a envahi la maison avec les premières lueurs du jour. Adieu leur petit coin de ciel bleu !

    L’aîné a enfilé ses chaussures cloutées, endossé son sac de l’armée, et sans même se retourner est partie se battre pour la patrie…
    L’attente est longue, l’attente est interminable, inlassablement leurs doigts comptent un jour de plus sans nouvelle… La tristesse a posé son couvercle d’amertume sur leur vie quotidienne.
    Demain peut-être, ils n’y croient plus vraiment. Ils désespèrent…

    Edmond est resté auprès du père et de la mère, ses yeux bleus ne brillent plus, sa chevelure de feu ne parcourt plus les prairies. Il ne va plus à l'étang écouter le chant des grenouilles et des crapauds. Il n'ira pas, comme chaque année, ramasser le houx pour fabriquer la couronne de l'avent. il se sent seul, si seul, lui aussi voudrait partir... il ne peut le leur dire, enfermé sur lui-même, il se tait...

     

    ABC


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  • Au gré du souffle du vent :

     

    Pour Lénaïg , notre capitaine qui tient la barre cette quinzaine

     

    Les cinq cygnes :


    Nous étions unis comme les doigts d’une main, notre groupe s’appelait, « les cinq cygnes », refusant d’être des coqs tout en nageant de concert dans un univers de poules d'eau.
    Rien ne nous échappait, tout nous souriait, nous étions jeunes, beaux et désinvoltes, certains que notre amitié durerait à vie, « croix de bois, croix de fer, ou nous irions en enfer".
    Les années ont passé, chemins de traverse, parcours divers, oubliant le simple signe réservé au cinq cygnes, les nœuds de l’amitié se sont desserrés, adieu l’enfance, adieu la bande, adieu les promesses d’éternité…
    Aujourd’hui je me demande à quoi tenait notre amitié. Avions-nous réalisé qu’il est inutile « d’avoir un ami, s’il faut lui faire signe pour qu’il regarde, et tout lui dire pour qu’il comprenne ? »… Nous avons laissé filer le temps, sous prétexte de manque de temps et le temps a tout simplement jour après jour gommé notre complicité, comme une lumière qui, lentement, s'éteint...…

    C'est ainsi qu'en cygne solitaire, j'ai abandonné la nage et que je marche parmi une étrange foule qui m'ignore et que j'ignore :

     

    Cygne et signe, défi 194 :

    photo proposée par notre capitaine


    ABC


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