• Agnès Clancier : « Une trace dans le ciel »

    Biographie romancée de Maryse Bastié, aviatrice, au temps héroïques des débuts de l'aviation.
    L’auteur fait parler Maryse, pendant la période où elle a été arrêtée et emprisonnée par la Gestapo à Paris. Pour supporter sa détention solitaire et la dureté des interrogatoires, Maryse revisite sa vie, et nous parle de sa famille, de ses amitiés si fortes avec les aviateurs de l’époque, ainsi que toutes les épreuves à travers lesquelles elle a dû passer pour se faire accepter comme pilote dans un milieu très masculin. La vie d’une femme courageuse qui s’est engagée à corps perdu dans la résistance.


    Victoria Hislop : « Cartes postales de Grèce »
    Traduction d’Alice Delabre, et photographies d’ Alexandros Kakolirys

    Carnet de voyage plus que roman, un vrai guide original de la Grèce. Chaque lieu visité et décrit dans le carnet de voyage de « A » est complété par une histoire qui se raconte de bouche à oreille ou une légende le concernant.
    Un rythme soutenu, dynamique, illustré de cartes postales, photos et aquarelles.
    Un livre qui se lit avec plaisir et curiosité permettant d’aller à la rencontre des grecs d’hier, comme d’aujourd’hui…
    La trame romanesque est là comme cadre du livre et sa chute est inattendue. Je l’ai lu en quatre jours malgré les 429 pages.

    Bertrand Picard
    André Borschberg : « Objectif Soleil », l’aventure SolarImpulse

    Du 9 mars 2015 départ d’Abu Dhabi, au 26 juillet 2016, retour à Abu Dhabi, une aventure extraordinaire et futuriste qui a demandé 13 ans pour être mise en œuvre et aboutir. Aventure menée par deux personnalités d’exception : Bertrand Picard et André Borschberg. Tous les aspects de la technique à l’émotionnel en passant par la communication et le relationnel sont abordés, par les deux protagonistes… Leur témoignage est d’une grande qualité pédagogique et humaine qui inspire l’admiration et le respect.
    Une lecture passionnante que je rangerais à la fois dans les coups de cœur et les livres qui font du bien. À lire absolument.

    ABC

    Bonne lecture


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  • Deux mois qui seront en pointillés en mon jardin de mots,

    des jours avec et des jours sans, au gré des allers et venues des uns et des autres.

    Le jardin reste ouvert pour une balade à travers mots et photos,

    à votre bon cœur

    yes

    wink2

     

    Juillet et août :

     

    ABC


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  •  

    Roses :

     

    Striptease des roses

    un à un tombent les pétales -

    le vent est amoureux

     

    ABC

     

    En écho à Suzâme


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  • Rabih Alameddine : « Les vies de papier »
    Prix Femina étranger en 2016.
    Rabih Alameddine est peintre et romancier. Né à Amman en Jordanie de parents libanais, il vit en partie à San Francisco, en partie à Beyrouth.
    « Je me suis depuis longtemps abandonnée au plaisir aveugle de l’écrit. La littérature est mon bac à sable. J’y joue, j’y construis mes forts et mes châteaux, j’y passe un temps merveilleux. C’est le monde à l’extérieur de mon bac à sable qui me pose problème. Je me suis adaptée avec docilité, quoique de manière non conventionnelle, au monde visible, afin de pouvoir me retirer sans grands désagréments dans mon monde intérieur de livres. Pour filer cette métaphore sableuse, si la littérature est mon bac à sable, alors le monde réel est mon sablier. Un sablier qui s’écoule grain par grain. La littérature m’apporte la vie, et la vie me tue… »
    Cet extrait du roman reflète sa tonalité. Aalya, 72 ans vit à Beyrouth dans un vieil immeuble délabré dans un univers de femmes qui, bien que chacune chez elle dans son appartement, forment une originale communauté de vie… Chaque année Aalya, le 1er janvier commence à traduire en arabe l’une des œuvres de ses romanciers préférés… Mélangeant « vies de papier » avec ses souvenirs personnelles Aalya nous entraine sans transitions de la vie à Beyrouth à la littérature ou à la musique en passant par sa vie familiale, l’évocation de sa meilleure amie Hannah, la guerre  et ses relations douloureuses avec sa mère. Tout cela dans un flot de réflexions qui se mêlent et s’entrecroisent…
    Un livre étonnant, plein d’érudition jalonné de citations toujours très pertinentes… Ayant lu le livre avec de nombreuses interruptions, j’ai  parfois un peu perdu le fil, mais l’ai lu jusqu’au bout avec curiosité et intérêt.


    Fabien Grolleau et Jérémie Royer : « Sur les ailes du monde, Audubon »
    Un bon roman graphique écrit et illustré en partant des propres écrits d’Audubon. Une vie pleine de passion et d’aventures dont Audubon a enjolivé et modifié lui-même la réalité, mais qui permet de découvrir le peintre ornithologique qui est devenu un des pères de l’écologie moderne américaine.
    En fin de livre une biographie résumée de la vie d’Audubon.
    J’ai beaucoup aimé


    Lyonel Trouillot : « Kannjawou »
    À Haïti la bande des cinq rêve d’avenir et d’amélioration de leurs conditions de vie dans le cadre misérable de la rue de l’Enterrement, aux portes du cimetière.
    Entre occupation militaire ou humanitaire comment peuvent-ils relever la tête et vivre décemment ? Chacun tente sa propre recette, écrire, être leader syndical, être témoin en étant serveuse au kannjawou, … Ils veulent plus de justice et d’égalité et croient aux vertus de l’éducation, en animant un centre culturel pour les jeunes, aidés par un « petit professeur » qui leur laisse libre accès à sa bibliothèque…
    Kannjawou : fête, partage, ici est un bar local où les uns et les autres viennent se distraire pour sortir de la misère qu’ils côtoient au quotidien.
    Lyonel Trouillot dénonce et s’alarme devant les travers de son pays « occupé » par les O.N.G. qui ont bien du mal à résoudre les problèmes et l’affaiblissement de l’ardeur des jeunes pour redresser leur propre pays.
    Un livre sans concession qui présente, d’une façon imagée et littéraire, un pays dans une situation de souffrance.

    ABC


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    En mon jardin, je fredonne, je parle aux fleurs, aux herbes, aux branches, à l'oiseau qui passe, aux lézards qui lézardent, me regardant travailler. Je chasse, d'un mouvement de main, la mouche, la guêpe ou l'abeille qui viennent bourdonner au creux de mon oreille, redoutant de les écouter. Je souris aux fourmis besogneuses qui passent et repassent tirant, poussant, leur lourd fardeau. Mon dialogue est monologue, au gré du temps, faisant écho aux chants des oiseaux.

    Elle, en son jardin, regarde, dresse l'oreille, entend, les milles et une vie, juste là présentes et affairées à leurs tâches quotidiennes, à leurs travaux de forçats, aux querelles de voisinage, à l'amour qui passe... Elle, en son jardin, regarde, dresse l'oreille, entend, décrypte et nous offre en "Paroles de jardin" la vie de nos petits voisins trop souvent ignorés, négligés, injustement piétinés.

    De son jardin au mien, j'ai reconnu le cousin de Slisss qui vit sa vie sans queue mais non sans tête. J'ai suivi le labeur des abeilles se prenant pour les trois petits cochons en construisant leur maison. J'ai aimer la danse volti-volta des tendres papillons. Comment ne pas parler des aventures des mésanges, des craintes des chenilles, du spleen du phasme et de la pause au poireau-bar...

    De son jardin vers le mien, du mien vers le sien, un lien, un regard, une envie de connaître, de savoir, j'ai lu, je lirai et relirai, car tout en poésie et en harmonie, j'ai beaucoup appris et je l'en remercie.

    Pour en savoir encore plus, et ne jamais vous sentir seul en votre jardin, c'est ici qu'il faut aller.

     

    ABC


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