• Rabih Alameddine : « Les vies de papier »
    Prix Femina étranger en 2016.
    Rabih Alameddine est peintre et romancier. Né à Amman en Jordanie de parents libanais, il vit en partie à San Francisco, en partie à Beyrouth.
    « Je me suis depuis longtemps abandonnée au plaisir aveugle de l’écrit. La littérature est mon bac à sable. J’y joue, j’y construis mes forts et mes châteaux, j’y passe un temps merveilleux. C’est le monde à l’extérieur de mon bac à sable qui me pose problème. Je me suis adaptée avec docilité, quoique de manière non conventionnelle, au monde visible, afin de pouvoir me retirer sans grands désagréments dans mon monde intérieur de livres. Pour filer cette métaphore sableuse, si la littérature est mon bac à sable, alors le monde réel est mon sablier. Un sablier qui s’écoule grain par grain. La littérature m’apporte la vie, et la vie me tue… »
    Cet extrait du roman reflète sa tonalité. Aalya, 72 ans vit à Beyrouth dans un vieil immeuble délabré dans un univers de femmes qui, bien que chacune chez elle dans son appartement, forment une originale communauté de vie… Chaque année Aalya, le 1er janvier commence à traduire en arabe l’une des œuvres de ses romanciers préférés… Mélangeant « vies de papier » avec ses souvenirs personnelles Aalya nous entraine sans transitions de la vie à Beyrouth à la littérature ou à la musique en passant par sa vie familiale, l’évocation de sa meilleure amie Hannah, la guerre  et ses relations douloureuses avec sa mère. Tout cela dans un flot de réflexions qui se mêlent et s’entrecroisent…
    Un livre étonnant, plein d’érudition jalonné de citations toujours très pertinentes… Ayant lu le livre avec de nombreuses interruptions, j’ai  parfois un peu perdu le fil, mais l’ai lu jusqu’au bout avec curiosité et intérêt.


    Fabien Grolleau et Jérémie Royer : « Sur les ailes du monde, Audubon »
    Un bon roman graphique écrit et illustré en partant des propres écrits d’Audubon. Une vie pleine de passion et d’aventures dont Audubon a enjolivé et modifié lui-même la réalité, mais qui permet de découvrir le peintre ornithologique qui est devenu un des pères de l’écologie moderne américaine.
    En fin de livre une biographie résumée de la vie d’Audubon.
    J’ai beaucoup aimé


    Lyonel Trouillot : « Kannjawou »
    À Haïti la bande des cinq rêve d’avenir et d’amélioration de leurs conditions de vie dans le cadre misérable de la rue de l’Enterrement, aux portes du cimetière.
    Entre occupation militaire ou humanitaire comment peuvent-ils relever la tête et vivre décemment ? Chacun tente sa propre recette, écrire, être leader syndical, être témoin en étant serveuse au kannjawou, … Ils veulent plus de justice et d’égalité et croient aux vertus de l’éducation, en animant un centre culturel pour les jeunes, aidés par un « petit professeur » qui leur laisse libre accès à sa bibliothèque…
    Kannjawou : fête, partage, ici est un bar local où les uns et les autres viennent se distraire pour sortir de la misère qu’ils côtoient au quotidien.
    Lyonel Trouillot dénonce et s’alarme devant les travers de son pays « occupé » par les O.N.G. qui ont bien du mal à résoudre les problèmes et l’affaiblissement de l’ardeur des jeunes pour redresser leur propre pays.
    Un livre sans concession qui présente, d’une façon imagée et littéraire, un pays dans une situation de souffrance.

    ABC


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    En mon jardin, je fredonne, je parle aux fleurs, aux herbes, aux branches, à l'oiseau qui passe, aux lézards qui lézardent, me regardant travailler. Je chasse, d'un mouvement de main, la mouche, la guêpe ou l'abeille qui viennent bourdonner au creux de mon oreille, redoutant de les écouter. Je souris aux fourmis besogneuses qui passent et repassent tirant, poussant, leur lourd fardeau. Mon dialogue est monologue, au gré du temps, faisant écho aux chants des oiseaux.

    Elle, en son jardin, regarde, dresse l'oreille, entend, les milles et une vie, juste là présentes et affairées à leurs tâches quotidiennes, à leurs travaux de forçats, aux querelles de voisinage, à l'amour qui passe... Elle, en son jardin, regarde, dresse l'oreille, entend, décrypte et nous offre en "Paroles de jardin" la vie de nos petits voisins trop souvent ignorés, négligés, injustement piétinés.

    De son jardin au mien, j'ai reconnu le cousin de Slisss qui vit sa vie sans queue mais non sans tête. J'ai suivi le labeur des abeilles se prenant pour les trois petits cochons en construisant leur maison. J'ai aimer la danse volti-volta des tendres papillons. Comment ne pas parler des aventures des mésanges, des craintes des chenilles, du spleen du phasme et de la pause au poireau-bar...

    De son jardin vers le mien, du mien vers le sien, un lien, un regard, une envie de connaître, de savoir, j'ai lu, je lirai et relirai, car tout en poésie et en harmonie, j'ai beaucoup appris et je l'en remercie.

    Pour en savoir encore plus, et ne jamais vous sentir seul en votre jardin, c'est ici qu'il faut aller.

     

    ABC


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    Découverte :

     

    Monument des découvertes

    œuvre du sculpteur Leopold de Almeida

    Un parfum de grand large flotte encore sur Belém, embarquement  pour le rêve et l'imaginaire d'outre-mer. "Bethléem", en portugais, fut le port d'attache des vaisseaux du pays qui, dés le 15eme siècle, se lancèrent sur les mers inconnues, à la découverte de terres à conquérir et à convertir, et à la recherche de nouvelles richesses.

    Haut de 52m, ce monument fut élevé en 1940 et achevé en 1960 à l'occasion du 500eme anniversaire de la mort d'Henri le navigateur. Il représente l'immense proue d'un navire sur laquelle l'infant ouvre la voie à une foule de personnages parmi lesquels le roi Manuel, Camoes et Nuno Gonçalves.

    Non loin de là, à l'entrée de l'église de Santa Maria, se trouve le tombeaux de Vasco de Gama.

     

    Découvertes :

     

    ABC

    (un clic sur les photos)

     


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  • Céline Curiol : « Les vieux ne pleurent jamais »

    À 70 ans Judith, veuve d’Herb, depuis un an, vit à New York la maison voisine de Janet, fantaisiste et décomplexée, qui fera tout pour la distraire malgré elle. Judith est française et une photo laissée par Herb dans un livre réveille en elle tout son passé et son enfance avec lesquels elle se demande si elle doit renouer ou continuer à les ignorer comme elle l’a fait jusqu’ici…
    Ce livre, très narratif, constitué principalement du monologue de Janet qui retisse son passé et nous fait part de toutes ses réflexions et impressions, nous parle sans concession de la vieillesse qui s’installe et s’impose progressivement, des relations mère et fille et du poids de l’amitié, à travers un voyage organisé, puis un retour temporaire et impromptu en France…
    J’ai apprécié le style de l’auteur, ainsi que la volonté de cette femme, poussée par sa voisine, de ne pas se laisser tomber dans la dépendance en acceptant lucidement les réalités de son âge.


    Emmanuel Dongala : « La sonate à Bridgetower »

    Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le jeune violoniste prodige, George Bridgetower, neuf ans, et son père, un noir de la Barbade qui se fait passer pour un Prince d’Abyssinie et qui, sur les traces du père de Mozart, voudrait trouver fortune et gloire grâce à son fils qu’il tient fermement sous sa coupe. Ils arrivent d’Autriche où George a été l’élève de Haydn… Mais chassé par la révolution française, père et fils vont partir en Angleterre. Après bien des aléas, George va s’affranchir de la lourde tutelle de son père en étant sous la protection du Prince de Galles. Son père sera chassé du pays pour trouble à l’ordre publique en luttant, à sa manière, contre racisme et esclavagisme.
    George finira par revenir en Autriche pour y retrouver sa mère et son frère et faire la rencontre de Beethoven avec lequel il liera une amitié mouvementée…
    J’ai apprécié ce roman très documenté historiquement, socialement et musicalement dont la simplicité de l’écriture et le rythme de la narration maintiennent l’intérêt de bout en bout.


    Jacques Semelin : « Je veux croire au soleil »

    Jacques Semelin est Directeur de recherche au CNRS et enseigne depuis 1999 à Sciences Po où il a créé un cours sur les génocides et violences extrêmes. C’est à se titre qu’il a été invité en 2014 à donner des cours à l’Université de Montréal. Il nous propose, à travers son récit, un voyage dans la tête et le corps d’un non-voyant. Chacun des sens est sollicité, ouïe, odorat, toucher, pour pouvoir vivre au quotidien dans un environnement inconnu… Jacques Semelin est devenu lentement aveugle à partir de l’âge de 16 ans…
    Son envie de vivre de son métier, qui le passionne, l’aide à dépasser ce lourd handicap et à aller de l’avant malgré les nombreux obstacles physiques et psychologiques.
    De plus, nous entrons avec lui et avec intérêt, dans le système universitaire canadien, bien différent du nôtre.
    L’intérêt du livre est dans l’expérience forte et personnelle que l’auteur nous fait vivre avec lui, plus que dans la qualité ordinaire de l’écriture.

    ABC

    Je rappelle que vous pouvez toujours trouver de bonnes idées de lectures sur :

    Au fil des livres

     

    Blog en pause


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  • Miel de pissenlit :

     

    Rayonnante au soleil

    chaleureuse en pot

    bienfait de son miel

     

    Miel de pissenlit :

     

    Miel de pissenlit :

    Dans un pré non traité, ramasser les fleurs de pissenlit vers midi, bien ouvertes et en plein soleil. Ne garder que la fleur (pas de tiges). Étaler votre récolte pour la laisser reposer pendant deux heures. Mettre les fleurs dans une casserole et les recouvrir d'eau froide (j'avais 400grs de fleurs, j'ai mis 2 litres d'eau). Porter lentement à ébullition et laisser bouillir un petit moment. Puis laisser reposer pendant plusieurs heures, voire toute une nuit.

     

    À l'aide d'un tamis, récupérer tout le bouillon de cuisson en pressant bien les fleurs de pissenlit pour en sortir tout le jus. Peser le jus et y incorporer le même poids de sucre roux et un citron entier coupé en très fines lamelles. Porter à ébulition dans une bassine à confiture, très lentement en tournant régulièrement, et laisser cuire à petit bouillon, jusqu'à obtenir la consistance du miel (au minimum 3/4 d'heure). 

    Mettre en pots, attendre que le miel soit froid pour couvrir. (J'ai obtenu 5 pots)

    Miel de pissenlit :

    (J'ai fait un mixte entre plusieurs recettes, vous en trouverez plusieurs sur internet)

    ABC

     


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