• Il y a mille et une façon de faire rêver un enfant,

    nous essayons de le réaliser grâce à "Voyage" écrit et mis en page au profit de l'association "Rêves"

    ***

    Je viens de découvrir "Georgia", CD et comédie musicale réalisés au profit de "SOS villages d'enfants",

    ce fut pour moi un vrai coup de cœur, amplement partagé par les deux aînés de mes petits enfants (11 et 9 ans).

     

    Rêves d'enfant (2) :

     

    Rêves d'enfant (2) :

     

    Si vous aimez l'enfance, la poésie et le chant,

    n'hésitez pas à partager le grand rêve de Georgia

    pour que les enfants d'une même famille ne soient pas séparés.

     

    ABC


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  • Agnès Clancier : « Une trace dans le ciel »

    Biographie romancée de Maryse Bastié, aviatrice, au temps héroïques des débuts de l'aviation.
    L’auteur fait parler Maryse, pendant la période où elle a été arrêtée et emprisonnée par la Gestapo à Paris. Pour supporter sa détention solitaire et la dureté des interrogatoires, Maryse revisite sa vie, et nous parle de sa famille, de ses amitiés si fortes avec les aviateurs de l’époque, ainsi que toutes les épreuves à travers lesquelles elle a dû passer pour se faire accepter comme pilote dans un milieu très masculin. La vie d’une femme courageuse qui s’est engagée à corps perdu dans la résistance.


    Victoria Hislop : « Cartes postales de Grèce »
    Traduction d’Alice Delabre, et photographies d’ Alexandros Kakolirys

    Carnet de voyage plus que roman, un vrai guide original de la Grèce. Chaque lieu visité et décrit dans le carnet de voyage de « A » est complété par une histoire qui se raconte de bouche à oreille ou une légende le concernant.
    Un rythme soutenu, dynamique, illustré de cartes postales, photos et aquarelles.
    Un livre qui se lit avec plaisir et curiosité permettant d’aller à la rencontre des grecs d’hier, comme d’aujourd’hui…
    La trame romanesque est là comme cadre du livre et sa chute est inattendue. Je l’ai lu en quatre jours malgré les 429 pages.

    Bertrand Picard
    André Borschberg : « Objectif Soleil », l’aventure SolarImpulse

    Du 9 mars 2015 départ d’Abu Dhabi, au 26 juillet 2016, retour à Abu Dhabi, une aventure extraordinaire et futuriste qui a demandé 13 ans pour être mise en œuvre et aboutir. Aventure menée par deux personnalités d’exception : Bertrand Picard et André Borschberg. Tous les aspects de la technique à l’émotionnel en passant par la communication et le relationnel sont abordés, par les deux protagonistes… Leur témoignage est d’une grande qualité pédagogique et humaine qui inspire l’admiration et le respect.
    Une lecture passionnante que je rangerais à la fois dans les coups de cœur et les livres qui font du bien. À lire absolument.

    ABC

    Bonne lecture


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  • Rabih Alameddine : « Les vies de papier »
    Prix Femina étranger en 2016.
    Rabih Alameddine est peintre et romancier. Né à Amman en Jordanie de parents libanais, il vit en partie à San Francisco, en partie à Beyrouth.
    « Je me suis depuis longtemps abandonnée au plaisir aveugle de l’écrit. La littérature est mon bac à sable. J’y joue, j’y construis mes forts et mes châteaux, j’y passe un temps merveilleux. C’est le monde à l’extérieur de mon bac à sable qui me pose problème. Je me suis adaptée avec docilité, quoique de manière non conventionnelle, au monde visible, afin de pouvoir me retirer sans grands désagréments dans mon monde intérieur de livres. Pour filer cette métaphore sableuse, si la littérature est mon bac à sable, alors le monde réel est mon sablier. Un sablier qui s’écoule grain par grain. La littérature m’apporte la vie, et la vie me tue… »
    Cet extrait du roman reflète sa tonalité. Aalya, 72 ans vit à Beyrouth dans un vieil immeuble délabré dans un univers de femmes qui, bien que chacune chez elle dans son appartement, forment une originale communauté de vie… Chaque année Aalya, le 1er janvier commence à traduire en arabe l’une des œuvres de ses romanciers préférés… Mélangeant « vies de papier » avec ses souvenirs personnelles Aalya nous entraine sans transitions de la vie à Beyrouth à la littérature ou à la musique en passant par sa vie familiale, l’évocation de sa meilleure amie Hannah, la guerre  et ses relations douloureuses avec sa mère. Tout cela dans un flot de réflexions qui se mêlent et s’entrecroisent…
    Un livre étonnant, plein d’érudition jalonné de citations toujours très pertinentes… Ayant lu le livre avec de nombreuses interruptions, j’ai  parfois un peu perdu le fil, mais l’ai lu jusqu’au bout avec curiosité et intérêt.


    Fabien Grolleau et Jérémie Royer : « Sur les ailes du monde, Audubon »
    Un bon roman graphique écrit et illustré en partant des propres écrits d’Audubon. Une vie pleine de passion et d’aventures dont Audubon a enjolivé et modifié lui-même la réalité, mais qui permet de découvrir le peintre ornithologique qui est devenu un des pères de l’écologie moderne américaine.
    En fin de livre une biographie résumée de la vie d’Audubon.
    J’ai beaucoup aimé


    Lyonel Trouillot : « Kannjawou »
    À Haïti la bande des cinq rêve d’avenir et d’amélioration de leurs conditions de vie dans le cadre misérable de la rue de l’Enterrement, aux portes du cimetière.
    Entre occupation militaire ou humanitaire comment peuvent-ils relever la tête et vivre décemment ? Chacun tente sa propre recette, écrire, être leader syndical, être témoin en étant serveuse au kannjawou, … Ils veulent plus de justice et d’égalité et croient aux vertus de l’éducation, en animant un centre culturel pour les jeunes, aidés par un « petit professeur » qui leur laisse libre accès à sa bibliothèque…
    Kannjawou : fête, partage, ici est un bar local où les uns et les autres viennent se distraire pour sortir de la misère qu’ils côtoient au quotidien.
    Lyonel Trouillot dénonce et s’alarme devant les travers de son pays « occupé » par les O.N.G. qui ont bien du mal à résoudre les problèmes et l’affaiblissement de l’ardeur des jeunes pour redresser leur propre pays.
    Un livre sans concession qui présente, d’une façon imagée et littéraire, un pays dans une situation de souffrance.

    ABC


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  • Céline Curiol : « Les vieux ne pleurent jamais »

    À 70 ans Judith, veuve d’Herb, depuis un an, vit à New York la maison voisine de Janet, fantaisiste et décomplexée, qui fera tout pour la distraire malgré elle. Judith est française et une photo laissée par Herb dans un livre réveille en elle tout son passé et son enfance avec lesquels elle se demande si elle doit renouer ou continuer à les ignorer comme elle l’a fait jusqu’ici…
    Ce livre, très narratif, constitué principalement du monologue de Janet qui retisse son passé et nous fait part de toutes ses réflexions et impressions, nous parle sans concession de la vieillesse qui s’installe et s’impose progressivement, des relations mère et fille et du poids de l’amitié, à travers un voyage organisé, puis un retour temporaire et impromptu en France…
    J’ai apprécié le style de l’auteur, ainsi que la volonté de cette femme, poussée par sa voisine, de ne pas se laisser tomber dans la dépendance en acceptant lucidement les réalités de son âge.


    Emmanuel Dongala : « La sonate à Bridgetower »

    Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le jeune violoniste prodige, George Bridgetower, neuf ans, et son père, un noir de la Barbade qui se fait passer pour un Prince d’Abyssinie et qui, sur les traces du père de Mozart, voudrait trouver fortune et gloire grâce à son fils qu’il tient fermement sous sa coupe. Ils arrivent d’Autriche où George a été l’élève de Haydn… Mais chassé par la révolution française, père et fils vont partir en Angleterre. Après bien des aléas, George va s’affranchir de la lourde tutelle de son père en étant sous la protection du Prince de Galles. Son père sera chassé du pays pour trouble à l’ordre publique en luttant, à sa manière, contre racisme et esclavagisme.
    George finira par revenir en Autriche pour y retrouver sa mère et son frère et faire la rencontre de Beethoven avec lequel il liera une amitié mouvementée…
    J’ai apprécié ce roman très documenté historiquement, socialement et musicalement dont la simplicité de l’écriture et le rythme de la narration maintiennent l’intérêt de bout en bout.


    Jacques Semelin : « Je veux croire au soleil »

    Jacques Semelin est Directeur de recherche au CNRS et enseigne depuis 1999 à Sciences Po où il a créé un cours sur les génocides et violences extrêmes. C’est à se titre qu’il a été invité en 2014 à donner des cours à l’Université de Montréal. Il nous propose, à travers son récit, un voyage dans la tête et le corps d’un non-voyant. Chacun des sens est sollicité, ouïe, odorat, toucher, pour pouvoir vivre au quotidien dans un environnement inconnu… Jacques Semelin est devenu lentement aveugle à partir de l’âge de 16 ans…
    Son envie de vivre de son métier, qui le passionne, l’aide à dépasser ce lourd handicap et à aller de l’avant malgré les nombreux obstacles physiques et psychologiques.
    De plus, nous entrons avec lui et avec intérêt, dans le système universitaire canadien, bien différent du nôtre.
    L’intérêt du livre est dans l’expérience forte et personnelle que l’auteur nous fait vivre avec lui, plus que dans la qualité ordinaire de l’écriture.

    ABC

    Je rappelle que vous pouvez toujours trouver de bonnes idées de lectures sur :

    Au fil des livres

     

    Blog en pause


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  • Nicolas Vanier : « La grande course »
    Dans l’enfer de la Yukon Quest, 26 participants, 12 jours, 1600km avec ses chiens par -50°c

    Une magnifique aventure partagée avec ses chiens 14 au départ, 8 à l’arrivée, dans un décor grandiose du grand nord canadien et américain, et, la consécration en entrant dans le cercle très fermé des plus grands « mushers » du monde.
    Du suspens, de l’émotion, du courage, de l’épuisement, une connivence et une confiance indéfectibles entre mushers et chiens.
    Un livre qui dépayse et se lit presque d’une traite malgré les 1600km, pendant lesquels on a froid, chaud, on est inquiet, tour à tour emballé puis déprimé avec l’auteur, dans une nature à couper le souffle.
    Récit passionnant écrit par un passionné.


    Colum Mc Cann : « Treize façons de voir »

    L’auteur, est un écrivain irlandais, longtemps journaliste avant de publier son premier roman en 1995. Il habite aujourd’hui à New York  où il enseigne l’écriture créative.
    De ce recueil, le romancier irlando-américain dit qu'il est le plus personnel, et même le plus autobiographique de ses livres.
    Il s’agit de cinq nouvelles poignantes, dont le récit de l'agression mortelle d'un vieux magistrat relisant sa vie et s’interrogeant sur son parcours et sur les affres de la vieillesse, filmée par des caméras que les policiers vont visionner sans relâche pour rechercher l’auteur du crime. Ce premier récit peut être considéré comme un véritable roman policier.
    Chacune des autres nouvelles plus courtes, comme la première, baignent dans un climat balançant entre analyse psychologique et angoisse.
    L’écriture très stylisée, achée avec des phrases courtes et de nombreux flash back m’a d’abord un peu désorientée mais prise entre l’envie de comprendre ce style d’écriture et de savoir ce que devenait les personnages je suis allée jusqu’au bout.

     

    ABC


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