• Ahmed Kalouaz : « Une étoile aux cheveux noirs » :

    D’un port de Bretagne à Grenoble, le lent voyage à mobylette d’un fils vers sa mère. Relecture de la vie âpre et courageuse d’une femme illettrée et expatriée qui aura donné sa vie pour l’éducation et l’honneur de ses 14 enfants.
    Ahmed Kalouaz explore sa mémoire familiale avec pudeur et plein de reconnaissance envers sa mère dont il se sentait le préféré bien qu’elle n’ai jamais exprimé sa tendresse par des mots…
    Un très beau récit, empli d’odeurs et de saveurs.

    Kent Haruf : «  Nos âmes la nuit » :

    Addie, 75 ans,  veuve depuis longtemps, invite son voisin Louis, veuf aussi, à venir passer les nuits avec elle pour rompre la solitude.
    Que vont penser les voisins ? Les cancans ne tardent pas à se répandre.
    Addie et Louis vont surmonter les « qu’en dira-t-on » et commencer une belle histoire tendre et paisible jusqu’à ce que leurs enfants interviennent…
    Un livre, publié peu après la mort de l’auteur, qui montre que la joie de vivre est possible malgré les difficultés de la vie et la vieillesse en bousculant quelques conventions…
    Une lecture facile, avec un style narratif dès plus simple, est-ce dû à la traduction ou au style de l’auteur, je ne pourrais pas le dire. 

    Dany Laferrière : « L’odeur de café » :

    "...Mais, j'ai écrit ce livre surtout pour cette seule scène qui m'a poursuivi si longtemps : un petit garçon assis aux pieds de sa grand-mère sur la galerie ensoleillée d'une ville de province.
    Bonne nuit, Da !"  Dany Laferrière
    Livre : beau, frais et touchant, comme la tendresse partagée entre un petit-fils et sa grand-mère
    J'aime beaucoup les livres de Laferrière. Il écrit d'une façon très imagée et assez poétique. Sa grand-mère a beaucoup compté pour lui, il l'évoque fréquemment dans ses livres...

    ABC


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  • Alex Capus : « Le faussaire, l’espionne et le faiseur de bombes » :

    Alex Capus est né en Normandie en 1961, d’un père français et d’une mère suisse. Il vit jusqu’à cinq ans à Paris, puis en Suisse avec sa mère. Francophone écrivant en allemand, il publie son premier roman en 1994. Son œuvre a été récompensé par le Grand Prix de Pro Helvetia.

    Son roman biographique débute en 1924 et va parcourir une bonne partie du XXème siècle à travers la vie de trois personnages, Émile Gillièron, dessinateur, Laura d’Oriano, chanteuse de cabaret et Félix Bloch grand physicien pacifique, qui auraient pu, dans l’imaginaire de l’auteur, se rencontrer au détour d’un voyage…
    Trois biographies originales et intéressantes écrites en parallèle, pour trois personnages ayant vécu intensément le XXème siècle…
    Une belle découverte de trois fortes personnalités qui nous permettent de voyager au-delà des frontières en touchant du doigt l’importance des choix de vie…

    Nathalie Guibert : « Je n’étais pas la bienvenue » :

    Nathalie Guibert, journaliste au Monde a été la première femme à pouvoir vivre un mois dans le huis clos d’un sous-marin nucléaire.

    Seule dans un espace clos et très étroit avec soixante-quinze hommes, Nathalie Guibert a partagé le quotidien d’une fraternité secrète, solide et très soudée. Une véritable aventure qu’elle décrit avec beaucoup de tact, sachant évoquer et taire pour respecter la vie de chacun tout en ouvrant les yeux et le cœur sur un monde de promiscuité pour une mission dont les acteurs sont fiers…
    Je ne peux que recommander ce livre, écrit avec talent et délicatesse, qui m’a beaucoup plu.


    Mickaël Launay : « Le grand roman des maths de la préhistoire à nos jours » :

    Mickaël Launay entre à L’ENS Ulm en 2005 et obtient une thèse en probabilités en 2012. Depuis plus de quinze ans, il participe à de nombreuses actions de diffusion des mathématiques pour les enfants et le grand public. En 2013, il crée la chaine de vulgarisation Micmaths sur youtube.

    Redécouvrir les maths, d’une façon ludique, à travers leur histoire permet de les aimer sans difficultés. Un vrai bonheur de revisiter les mathématiques avec Mickaël Launay. Je reconnais que les maths ne m’ont jamais rebutée, mais que là j’ai révisé tout le programme de géométrie et d’algèbre comme une récréation. Ha si seulement les théorèmes pouvaient toujours être découverts et appris de cette façon !
    Comme le dit si  bien l’auteur « Si vous n’avez jamais rien compris aux maths, s’il vous est même arrivé de les détester, que diriez-vous de leur donner une seconde chance ? » Personnellement je vous y engage.

    ABC


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  • Anthony Doerr : « Toute la lumière que nous ne pouvons voir », traduction de Valérie Malfoy, Roman, prix Pulitzer 2015.
    Bien que se déroulant pendant la seconde guerre mondiale, ce roman n’est pas vraiment classable come un roman de guerre habituel.
    En touches successives de chapitres courts, nous rentrons dans deux univers parallèles. D’un côté, celui de Marie-Laure aveugle depuis l’âge de six ans et vivant à Paris, avec son père, serrurier en chef du Muséum d’Histoire Naturelle. De l’autre, celui de Werner, jeune allemand élevé avec sa sœur Jutta, dans un home d’enfants orphelins, par Frau Elena, religieuse protestante d’origine alsacienne qui les aime profondément.
    La guerre va amener Marie-Laure et son père à fuir précipitamment Paris pour aller vivre chez un oncle à Saint Malo… Werner, très doué intellectuellement et attiré par le domaine scientifique va être enrôlé dans une école hitlérienne, puis dans le feu de la guerre au service du nazisme contre la résistance russe, puis française. Leurs deux parcours vont se rejoindre à la fin de la guerre à Saint Malo.
    Ses deux enfants qui grandissent privés, chacun à sa façon, de lumière, donnent une très poignante leçon de vie, mélangeant la terrible réalité de la guerre avec un monde d’imaginaire et de rêves imprégné de la lecture de Jules Verne.
    Un excellent roman, à la fois sombre et lumineux, permettant, une réflexion profonde sur la nature des hommes en temps de guerre.
    J’ai beaucoup aimé.


    Leïla Slimane : « Chanson douce », prix Goncourt 2016.
    La chanson n’est pas si douce que cela. Louise est embauchée comme nounou par Myriam et Paul pour garder leurs deux enfants, Mila et Adam, rue d’Hauteville dans le dixième arrondissement de Paris  (quartier bobo). Louise est blanche et a de très bonnes références. Myriam est tout de suite conquise et pense pouvoir enfin se donner à fond à sa carrière d’avocate. Paul, dans un premier temps, se laisse convaincre aussi et se consacre à fond à son boulot d’impresario…
    Tout va s’accélérer dans la vie du jeune couple comme dans l’emprise captative de Louise sur l’ensemble de la famille… Louise a aussi son passé et la réalité de sa vie qu’elle aimerait masquer et même oublier, que l’on découvre petit à petit, mais qui la rattraperont de façon implacable, pour, dans une ambiance de plus en plus pesante conduire au drame.
    Les personnages sont bien décrits en une caricature un peu poussée à l’extrême. Le rythme du roman est soutenu, voire angoissant. Son thème correspond bien à la vie de beaucoup de jeunes parents d’aujourd’hui.
    L’énorme décalage entre le titre du roman et son histoire m’a surprise brutalement dés le premier chapitre.

    ABC


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  • Lecture d'octobre : livre que vous pourrez retrouver sur le site  "Au fil des livres"

    Amin Maalouf : Un fauteuil sur la Seine, quatre siècle d’histoire de France

    En juin 2011, Amin Maalouf est élu à l’Académie française. Depuis il occupe à la suite de Claude Lévi-Strauss, le 29ème fauteuil de l’Académie. Se sentant une certaine filiation morale avec ses prédécesseurs, il eut envie de mieux les connaître et leur consacra un long travail en se plongeant dans les péripéties de l’histoire de chacun d’entre eux des plus ignorés aux plus connus, sur une période allant de 1634 à aujourd’hui.
    Son livre nous livre non seulement 18 biographies mais aussi des pages d’histoire de France, le tout écrit avec le talent littéraire et la précision de l’auteur.
    Un livre très instructif que j’ai beaucoup aimé.

    ABC


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    les plumes jonglent

    avec leur style

    avec leur charme

    magie des mots

    et des photos

    découverte de l'autre

     les chemins de poésie

    sont de précieux chemins de rencontre

    bonheur du partage

     

    ABC

     

    Merci à Annie pour son amour des vers classiques

    à savourer sans modération

    merci à Gérard pour ses magnifiques photos

    (couverture du livre d'Annie)

     


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