• Parfum du jour :

     

    Amertume :

     

    Amertume
    Brouille en brouillard
    Le soleil boude
    Les vagues ondulent
    Et de son âme malade
    Le roc couvert d’algues
    Laisse couler
    Au bord de sa mémoire
    Le sillon bleu
    D’une larme de mer

    Silhouette
    Dans la brume
    Jardinier des côtes
    Statue des vents
    suppliant Triton
    De dompter
    L’insouciance humaine
    Et la colère marine

    Au loin se perd
    Le son plaintif
    D’une corne de brume

    ABC


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  • Parfum du jour :

     

    Les herbes poussent au rythme des saisons
    l'été les ralentit
    la poésie s'exalte des parfums du jour
    le bien-être s’accommode des circonstances

    Paris est loin, Paris est proche
    apprivoisée par un nid de verdure
    Paris m'est devenu un îlot de passage

    Inspiration, expiration, respiration
    tous sens ouverts sur la vie
    m'abreuvant petit à petit
    des dons de la nature
    enrichissant les cadeaux culturels
    que Paris a pu m'offrir

    Modeste brin d'herbier
    je goûte au fil des semaines
    au plaisir du partage poétique
    quand et comme il se présente

    ABC

    (réponse ou écho, une simple réflexion)

     


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  • Parfum du jour :

     

    Paroles des cieux
    sur le babillage des oiseaux
    un clin de soleil

    ***
    Nuage abandonné
    à son dernier rêve nocturne
    vaste solitude

    ***
    Un avion au loin
    tranche dans le bleu
    Le vent cajoleur l’ignore
    mon regard s’éloigne
    premier voyage matinal


    ABC


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  • Parfum du jour :

     

     

                                                                                                                  Photo d'Adamante

     

    Chemises au vent
    suspendues -
    sa vie en rouge

    Dire ce qu’elle est, en étant ce qu’elle dit. Silencieusement ses habits la décrivent

    Couleurs chaudes
    sous la bise légère
    elle s’enflamme

    Son sourire rouge à lèvres réchauffe le quotidien. Elle l’ensoleille.
    Joies, peines, ciel bleu ou grisaille, chacun de ses jours est un oui à la vie.

    De l’ocre au rouge
    au fil du temps fleurit
    son jardin secret


    ABC


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  • Parfum du jour :

    « Qui es-tu, lecteur, toi qui, dans cent ans, liras mes vers ?
    Je ne puis t’envoyer une seule fleur de cette couronne printanière, ni un seul rayon d’or de ce lointain nuage.
    Ouvre tes portes et regarde au loin.
    Dans ton jardin en fleurs, cueille les souvenirs parfumés des fleurs fanées d’il y a cent ans.
    Puisses-tu sentir, dans la joie de ton cœur, la joie vivante qui, un matin de printemps, chanta, lançant sa voix joyeuse par-delà cent années. »
     
    Rabindranath Tagore
    « Le jardinier d’amour et la Jeune Lune » Gallimard
     
    dernier poème du jardinier d’amour.
     
     
     
     
     
    Cent ans c’était hier
    à la page du printemps
    mon jardin fleurit

    Les fleurs d’aujourd’hui ont perdu le parfum des ans en gardant la beauté des vers qui les chantaient. Le printemps d’hier embrasse celui d’aujourd’hui, les vers se retrouvent, se contemplent, s’étonnent. Les mots sont les mêmes, les rythmes différents.

    Un pétale s’ouvre
    des vers embaument le jour
    sa poésie sans ride

    Mon cœur joyeux découvre, au delà des siècles, la joie vivante du poète épousant la renaissance printanière et son tendre bouquet de fleurs, qui malgré les ans, resplendissent encore du rayonnement d’une plume immortelle.

    Jardinier d’amour
    nos chemins se croisent
    j’hume ton printemps

    ABC

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