• Parfum du jour :

     

    Enquête saisonnière :

     

    Ce jour-là, dans un grand cri, le printemps s’envola emportant sur son dos, les rameaux de sa tendresse. Aurait-il eu peur de l’été ?
    Depuis ce jour, happées, par la pression des ardeurs humaines, les saisons, en émoi, se heurtent et se bousculent. Leur tension évolue au plus haut de la gamme. Un jour sans, un jour avec, leur moral, en porte à faux, s’enraye.
    Sans la tendresse du printemps, point de chaleur de l’été, point de couleurs de l’automne, adieu le manteau blanc de l’hiver…
    Le ciel, rancunier, s’embrume. La terre tantôt se dessèche, tantôt s’inonde, tandis que le baromètre du temps cherche sans relâche où le printemps a bien pu s'envoler ?
    Si, au gré de vos promenades, vous le rencontriez, dites-lui combien, sans lui, le monde est déboussolé…

    ABC


    13 commentaires
  • Parfum du jour :

     

    Choisir :

    Angelica Kauffmann, Autoportrait hésitant entre la Musique et la Peinture

     

    Chance et richesse
    D’avoir plusieurs passions –
    cordes à son arc

    Au royaume des chances, elle possédait la richesse des passions, en gerbe de talents qu’elle rêvait d’assouvir. Le temps, la vie, les conseils devaient l’aider dans son choix.

    Le temps lui dit d’être patiente.
    La vie lui dit de suivre son chemin.
    Le premier conseiller lui dit blanc.
    Le second lui dit noir.
    Le troisième préféra se taire…

    En son cœur
    chantaient les notes de musique
    lyre en délire

    Au bout de ses doigts
    dansaient pinceaux et couleurs
    en œuvres d’art

    Trottant dans sa tête
    joyeuse farandole de mots
    richesse d’une plume

    Chacun plaidant pour sa cause et la belle, ayant envie de tout, dut se décider entre tout ou rien. Privilégiant le pinceau, elle n’abandonna pas pour autant notes et mots qu’elle enfouit dans son jardin secret, le cultivant avec amour.

    Loin d’Angelica
    au creux de ses émois
    elle se construit

    Chaque corde trouvant sa place, elle trouva son style.

    Le temps lui donna raison,
    La vie traça sa route.
    Le premier conseiller soupira.
    Le second fronça les sourcils.
    Le troisième garda le silence.

    Pour s’épanouir
    elle resta toujours elle-même
    au risque de ses choix

    Si par hasard, tu passes sous ses fenêtres à la tombée du jour, tu l’entendras chanter ses refrains aux étoiles éclairant ses états d’âme.

    ABC


    7 commentaires
  • Parfum du jour :

     

    Cyprès :

                                                    Photos de Jeanne fadosi

     

    Poings gantés de bleu
    petits boxeurs cyprès
    tisseurs de dentelle

    Même pas peur, chantait la cigale
    De quoi aurais-tu peur ? Répondait le cyprès. Mes poings sont de velours, innocents, jamais ils ne frappent. Au creux de mes mains se tricote ma grandeur. Demain mon chapeau saluera les étoiles.

    S’ouvrir au soleil
    en camaïeu de verdure
    toujours plus haut

    Échelle vers le ciel, le cyprès, en bordure des tombes, élève le chant de la cigale, porteur de la complainte des hommes. Elle chante tout le jour, écoute toute la nuit. Les secrets dont elle se fait écho, unissent terre et firmament.

    Silence au cimetière
    respect des morts et des vivants
    les cyprès veillent


    ABC


    12 commentaires
  •  

    Parfum du jour :

     

    Pâquerette :

     

    Dans un courant d'air
    Le souffle de l'herbier
    Juin nous dévore
    s'effeuille la marguerite
    rien ne se brise
    tout se transforme
    dans le silence de la semaine
    les brins restent unis
     
     
    ABC
     
     
    Un baiser en passant
    un pétale en souvenir
    entre tendresse et maladresse
    la vie écorche un peu !
     
    ABC
     
     

     


    10 commentaires
  • Parfum du jour :

     

     

    Marguerite :

                                            photo de Marine D

     

    Cache-cache boutons d’or
    au jardin des herbes folles –
    vague à cœurs ouverts


    Folies printanières au pré, tandis que minaudent mesdemoiselles marguerites sous la tendre caresse du vent, quelques jeunes boutons d’or profitent de la récréation.

    Sortir du lot
    sur la pointe de sa tige -
    amour fou


    L’une d’elle dresse la tête. Pourquoi n’être pas née reine, parmi cette cour de jeunes courtisanes ? Elle rêve d’un cœur immaculé et de pétales jaunes pour éblouir le doux Zéphyr, voyageur solitaire, qui, pour le plaisir de voir valser les champs, les câline de sa brise légère.

    Être née Marguerite
    au pays des près fleuris -
    ego bâillonné


    ABC


    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique