Publié le 11 Février 2022
Pour la photo de la semaine de Patricia :

Voyage floral
sur une soucoupe volante
je plane
ABC
(le clic s'impose)
balades entre mots et photos
Publié le 11 Février 2022
Pour la photo de la semaine de Patricia :

Voyage floral
sur une soucoupe volante
je plane
ABC
(le clic s'impose)
Publié le 10 Février 2022
Sur une photo de Marine :

« Descendez l’escalier que je vous voie Juliette… »
Mais Juliette ne redescendra plus.
Elle est montée, jadis, marche après marche, jusqu’à la cour du château, puis jusqu’à la tour du donjon… N’ayant pas de sœur Anne, elle est montée, elle-même, scruter l’horizon…
« Descendez l’escalier que je vous voie Juliette, descendez l’escalier que je vous voie. »
- Arrête de t’égosiller, Roméo, Juliette ne descendra pas…
Personne ne sait ce qu’elle a vu de là-haut. Tout le monde ignore ce qu’elle a découvert dans la tour. Le mystère est entier, les troubadours en ont fait une légende.
La légende dit que Juliette, une nuit sans lune, a rejoint son petit coin de paradis. Elle y vit sereine, bien loin du chevalier qui l’emprisonnait d’un amour étouffant… Et que, malgré tout, chaque jour, son Roméo revient supplier au pied de l’escalier :
« Descendez l’escalier que je vous voie Juliette. Descendez l’escalier que je vous voie. Descendez l’escalier que je voie votre tête…* »
ABC
* https://www.youtube.com/watch?v=AJ5kzjXTUvI
Publié le 9 Février 2022
Tout petit déjà, implicitement, il le savait, il le sentait, sans pouvoir ni l’exprimer, ni l’expliquer…
Il connaissait les bruits de couloir, les murmures derrière son dos, les regards compatissants :
« Il est beau, mais… »
« Il est secret, pas vraiment de sa faute, il paie la facture comme la fracture… »
« Il est à plaindre, le pauvre… »
Il était seul surtout, jour après jour, seul… Les grands étaient grands. Les grands avaient quitté le logis. Ils avaient eux-mêmes leurs petits…
Lui, était petit, face à quelques jouets, entouré d’un silence pesant. Il y avait bien Dame Nounou pour assurer le quotidien et offrir quelques câlins, son ours en peluche pour les confidences… Que dire de ses parents qui brillaient par leur absence ? Parfois le soir, il avait le droit à un bref bonsoir, un intérêt rapide pour sa journée, juste comme un rappel de sa propre présence…
Plus tard, beaucoup plus tard, intuitivement il comprit, avoir été le tardillon, la tentative d’une illusoire repentance d’un amour vacillant cherchant, en vain, à recoller des souvenirs évanouis… Il s’étiqueta, lui-même, mauvaise rustine, fausse béquille, dommage collatéral d’une fâcheuse alliance.
Il en prit son parti, vécu en célibataire solitaire, derrière sa pipe et un ballon de rouge, engoncé dans son éternel veste en tweed…
Les bruits de couloir, les murmures derrière son dos, les regards compatissants, finirent par s’estomper. Au fil du temps de moins en moins de gens connaissaient son histoire… Dans le village, il restait le brave garçon, ni vraiment bon, ni vraiment méchant, la faute à pas de chance, celui que les voisins saluaient avec indifférence…
Lui, savait qu’il n’aurait pas pu offrir l’amour qu’il n’avait, qu’il n’a jamais reçu… Il mourut, entre parenthèses, un banal soir d’hiver, seul, comme il avait toujours vécu.
ABC
Autres participants (lien avec leur site, certains publient le vendredi) :
Jill Bill
Colette
Zazarambette
Martine Martin
Fabrice
Jeanne Fadosi
Prochain thème à publier le samedi 12 mars 2022 sur votre blog :
"Les cigogneaux s'envolent, mais heureusement la Cigogne reste"
(petite explication, notre point de rencontre à Panissières est au bar restaurent "la cigogne"
les propriétaires et gérants viennent de changer, ce sont les anciens gérants qui ont donné le thème avant de partir.)
Comme d'habitude, merci de me prévenir avant le vendredi 11 mars à 18h de votre participation
Publié le 8 Février 2022
Clin d'œil à Sedna et à ses poèmes sous le bras :
Poèmes sous le bras
rimes en ballade
douceur d’une balade
vagabondant d’un pas rêveur
au rythme de son cœur
apprivoisant ses vers
en marche avec soi-même
lente promenade vers demain…
ABC
Publié le 6 Février 2022
Publié le 4 Février 2022
Dans le placard de mamie se collectionnent tant de souvenirs réveillés par une lumière soudaine, comme un œil indiscret se posant sur les rives du passé…
Derrière la porte
des souvenirs endormis
mamie en enfance
En gardien des lieux l’ours Corentin surveille son monde, l’oie Eugénie cache son humeur sous son chapeau de paille, tandis qu’en équilibre instable la poupée de chiffon attend depuis longtemps de pouvoir descendre de son perchoir…
Vertige des ans
arrimé au passé d’une autre
son regard curieux
Mais chut ! La poupée de porcelaine dort encore, cela fait si longtemps qu’elle s’est assoupie sans qu’aucun prince charmant ne vienne l’embrasser. Ses dames de compagnie font le guet en fières gardiennes du cagibi.
Toute une époque
quand sonnait l’heure de la dinette
sans poupée Barbie
Le chat observe, espérant en vain le passage d’une souris verte, où d’un oiseau empaillé…
Aucun son ne sort plus de la trompette de l’ange. L’horloge de ses confrères reste bloquée à midi ou à minuit, peu importe puisque chaque santon de la scène est figé en sa posture…
Étonnement
face aux sourires angéliques
d’une collection ailée
De plâtre, de peluche ou de porcelaine, les jouets attendent, patiemment, l’instant magique où les jeux d’enfants pourraient renaître dans le film de la mémoire de celle qui les a posés là.
Porte entrebâillée
sur le plaisir de transmettre
époque révolue
Sans bruit, la fillette curieuse a ouvert le placard d’autrefois le parcourant du faisceau de sa lampe… Elle l’a refermé, et, secouant la tête d’un air entendu, a replongé dans son jeu vidéo…
A la mode de chez nous
la valse ludique
au gré des générations
ABC
Publié le 29 Janvier 2022
Pour la photo de la semaine de Patricia :

Samedi dernier, unique rencontre
entre givre et brouillard
ABC