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Publié le 13 Avril 2026

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Pour la page 259
 

Était-il revenu plus terrifiant encore que dans notre enfance ?
Géant d’une planète ennemi, devenu géant de pierre,
Entre ombre et lumière, se jouant de l’écho du vent et de l’eau.
Levant les yeux, nous eûmes un frisson d’angoisse et quelques sueurs froides,
Le terrible Dark Vador nous clouait sur place,
Entre frousse bleue et rires jaunes, nos craintes de gamins refaisaient surface prenant une tournure terrifiante.
l’un de nous, en petit homme tapi au fond de son subconscient, s’écria : « Nous sommes piégés, la force attaque »
Alors, reprenant nos esprits d’adultes aguerris, nous laissâmes s’échapper, au fond du canyon que nous explorions, un grand éclat de rire qui résonna autour de nous parmi le sifflement du vent et le bruit des cascades de la rivière souterraine.

Il suffit d’une vision paréidolique effrayante et passagère pour que peur ou cauchemar de bambins d’à peine dix ans rejaillissent dans nos esprits, quatre décennies plus tard, au fond d’un canyon des Blue Mountains.

remontée soudaine
des craintes de notre enfance –
l’image s’incruste

Dame Nature patiente et persévérante pendant des années, des siècles a bâti et sculpté nos paysages. Unie aux éléments, eau, lumière et vent, elle continue à les peaufiner, à les rendre, grandioses et surprenants. Bonheur et privilège d’en profiter pleinement aujourd’hui !
Découverte, émerveillement, fabuleux terrain de jeux, en cadeau offert.

aventure sportive
neuf heures d’enchantement –
nos présents d’un jour


imaginaire en éveil
entre rêve et poésie


ABC (photos JCC)

Les visions paréidoliques furent autant apaisantes qu’affolantes, toujours magiques :

 

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Rédigé par abécé

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Publié le 30 Mars 2026

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Pour la page 258
 

Comme dans un conte, trois cœurs, un grand, un moyen et un petit… Mais au de-là d’un conte, c’est bien la vie comme elle est allée ici :

Ils étaient venus à l’aube de leurs vingt ans, avec leur fils nouveau-né, habiter une bâtisse de leurs aïeux, au cœur d’un village montagnard. Ils en avaient fait leur chez eux simple et confortable. Sur le mur, près de la porte d’entrée, ils avaient accroché ce symbole de leur début de vie de famille, offert, en cadeau de bienvenu, par un voisin, artisan menuisier.

cadeau symbolique
d’un très chaleureux accueil –
l’union de leur cœur

Au fil des ans, le bois de la sculpture a un peu noirci, leurs cheveux ont nettement blanchi, et la famille s’est agrandie… La roue a tourné. Un à un les enfants vers la ville sont partis… Aujourd’hui, au cimetière, les parents dorment en paix.  Les générations suivantes sont restées propriétaires de ce nid familial, témoin de leurs racines. La vieille bâtisse a fait peau neuve. La vie du village a évolué, s’est métamorphosée.

en clin d‘œil du temps
trois petits cœurs sur un mur
parlent du passé

A présent, la maison se loue à la semaine ou à la saison.  Sur son mur les trois cœurs sont restés bien serrés. Ils accueillent les locataires qui défilent d’année en année depuis plus de vingt ans… Si vous passez par-là, ils aimanteront votre regard. Sur la façade recrépie de blanc leur simple présence est un souriant symbole de bonheur familial…

au sein du village
ils restent présents par ces
cœurs – porte-bonheur

ABC

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Rédigé par abécé

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Publié le 19 Mars 2026

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Pour la page 257
 

                                                                          (Adamante - huile sur papier 21/30)
corps à livre ouvert
histoire d'un parcours de vie
portée sur ses épaules
 
son dos d'homme sans secrets
maturité et labeur
 
ABC
 

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Publié le 2 Mars 2026

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Pour la page 256

Elle lui offrirait un petit jardin japonais en cadeau d’au revoir, témoignage de leur profonde amitié. Elle y réfléchissait longuement, l’imaginant proche de la nature, simple et gai, à l’égal du lien qui avait su les unir au fil de leurs rencontres et de leurs partages... Elle le concevait printanier aussi chaleureux et doux que la saison qui s’éveille, mais dans son cœur à elle, elle ne le voyait qu’en noir et blanc, arrosé de perles de rosée, comme les larmes qu’elle n’arrivait pas à étancher et surplombé de soupirs nuageux, comme des messages murmurant combien elle lui manquerait… Il lui faudrait le temps de laisser passer le choc de la séparation et des kilomètres qui les éloigneraient pendant de longs mois. Elle savait que dans son cœur, le noir s’estomperait et que son jardin intérieur aurait de nouveau la beauté parfumée des cerisiers en fleurs… Elles s’inventeraient toutes deux des rendez-vous et des échanges différents toujours aussi denses. Leur connivence ne pouvait pas s’éteindre. La distance ne stoppe pas les amitiés sincères.

l’oiseau envolé
son jardin perd ses couleurs –
larmes passagères

ABC

 

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Publié le 16 Février 2026

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Pour la page 255


Couleurs, mouvement, fantaisie, rêve, pensées, imaginaire, en un tableau tout est là, dans la fantaisie magique du peintre, offrant sa vision chaleureuse de la vie. Liens et connivence entre homme, animal, nature et sentiments….

  • Galope petit cheval, ne te retourne pas, galope, ma mie m’attend…

C’est le jour d’offrir un bouquet de tendresse à celle qui souhaite ardemment un signe de son bien-aimé.

  • Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’espère…

Cette gerbe fleurie a bien été cueillie pour elle, et non pour un équidé gourmand.

  • Galope, petit cheval, le jour ne tardera plus à s’éteindre. Je me dois d’être ponctuel, la nuit s’installe déjà.

Au crépuscule, un rendez-vous galant sous le croissant de lune, c’est son futur qui en dépend. Son cœur bât, il est impatient.

  • Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’attend, ma mie m’espère, la vie va de l’avant…

son bouquet de fleurs
pour déclarer son amour 
la lune en témoin

 

 

ABC

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Publié le 31 Décembre 2025

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Pour la page 252

D'après une photo de Françoise Isabel

 

Petit Garçon, il se précipitait vers sa maman en s’exclamant « c’est mon anniversaire, aujourd’hui, hier, demain ?», elle lui offrait un clin d’œil attendri en souriant et il insistait «Si, oui non ou pas ?"
Au tournant de la nouvelle année, il glisse lentement vers ses cent ans. Somnolant au fond de son fauteuil, il se berce de souvenirs : de l’HLM de son enfance, en passant par les vacances chez ses grands-parents dans les Montagnes du Matin, à l’Ehpad où il vit aujourd’hui, le film de sa vie se déroule dans un flou émotionnel. Il est là, il est ailleurs, bien loin du rythme de l’horloge et du temps.

superposition
d’images de l’existence
les années s’écoulent
hier – aujourd’hui – demain
du connu vers l’inconnu

ABC

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Rédigé par abécé

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Publié le 8 Décembre 2025

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Pour la page 251

Sur une photo de Livia

« Derrière chez nous *, il y a un bois
Ping et pingo, pingo les noix », les enfants chantent cette chansonnette à tue-tête, ainsi que :
pendant que le loup n’y est pas… ».
Rassurez-vous le loup n’y a jamais été et ils peuvent aller s’ypromener sans inquiétude.

Plaisir d’enfance
parcourir le bois joli –
le loup n’y est pas

Les anciens disent que chaque dimanche quand paraissent chasseurs et chiens, l’accès des bois devient dangereux pour tous, enfants et bêtes…Mais biches, sangliers, renards et autres lièvres, ont une ruse pour échapper à leurs prédateurs. Profitant des brumes et brouillards de l’automne ils dissimulent leurs passages préférés et se sont ouverts une porte secrète qu’ils franchissent quand ils entendent les chiens aboyer.

Attention danger
les hôtes des bois se cachent -
Les chiens aboient

« Derrière chez nous , il y a un bois
Ping et pingo, pingo les noix »,
les animaux y ont leurs secrets et les anciens continuent à transmettre
cette légende.

Animaux malins
en plein cœur du bois joli –
chasseurs rentrent bredouilles

ABC

*"Derrière chez nous...."

 

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Rédigé par abécé

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