• Le temps qui passe :

     

    C’était hier, un jour comme aujourd’hui. Déposant son fardeau aux portes de l’oubli, il a tourné le dos aux racines de sa vie.
    C’était hier, un vilain jour de pluie. Le ciel pleurerait-il les rudesses de la vie ?
    Elle regarde sans voir et voit sans regarder.
    Son horloge interne a cessé de tourner. Ces journées sont très courtes, ces nuits éternité.
    Il s’essouffle sans respirer et respire sans souffler.
    Sur sa montre, la trotteuse ne fait qu’accélérer au piège de ses responsabilités. Les jours, les semaines, les mois s’égrènent en années.
    Enfant, elle lui chantait « …que tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu ne se rattrape plus… ». Adulte, il ne s’en souvient plus.
    Son temps à elle s’est figé, le sien s’est emballé…
    Ce matin même, au son de sa pendule, elle a arrêté de respirer. Ce matin même, à l’heure de son réveil, il a pris le temps de pleurer.
    « …tout le temps qui passe ne se rattrape guère, tout le temps perdu ne se rattrape plus… »

    ABC

     

    À l’ombre du temps qui passe,
    L’onde d’un ruisseau,
    Goutte à goutte s’égoutte
    La clepsydre des ans,
    Au rythme du chant des oiseaux.
    Chant du hibou
    Cri de la chouette
    S’envole la fauvette
    Du champ du père Jeannot.
    Quand sonne l’angélus,
    Au clocher de l’église,
    Se suspend le labeur des labours.
    Au souffle du vent,
    De semence en semence,
    À l’ombre du temps qui passe,
    Naissent les têtes blondes,
    Disparaissent les cheveux blancs.
    Siffle le merle,
    Jacasse la pie
    Égrainant les jours et les semaines
    Du chapelet des ans.


    ABC

     

    Autres participations :

    Jacou33

    Jeanne Fadosi

    Colettedc

    Jill Bill

    Matine 85

     

    Merci à tous pour vos participations  et vos commentaires durant toute cette année scolaire. Pour que vous ne vous rouillez pas durant les deux mois à venir, voici vos devoir de vacances :
    Écrire le texte de votre choix qui comprendra impérativement,
    Un objet : un chapeau, un verbe : écrire, un lieu : un manège de chevaux de bois, un personnage féminin : une standardiste et un personnage masculin : un cuisinier du dimanche.

    Ce texte sera à publier sur vos blogs le samedi 16 septembre, je vous en reparlerai en temps voulu.

    Bel et bon été

    ABC


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  •  

    Souvenirs d'hier, rêve d'aujourd'hui :

    Vor der Bäckerei - Alvaro De Taddéo

             

    Le bonheur de cet hiver d’enfance ne fut pas tant la beauté de la vitrine, que nous contemplions en gourmandise, que la joie du partage.
    Sur le chemin de l’école nous étions deux ne faisant plus qu’un, complices sereins et joyeux.
    L’hiver a fait place au printemps. L’été est venu. Tu es parti. Je suis restée.
    Une à une, les années se sont écoulées et, quand tombe la neige, devant cette même vitrine, qui n’a pas beaucoup évolué, je me demande encore, je me demande toujours, si tu m’as oubliée.
     
    ABC
     
     

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  • Fruits et légumes de saison :

     

    vendeur ambulant

    gobelets de fraises ou de cerises -

    touristes appâtés

    ***

    Macédoine du jour

    en jeunes pousses potagères -

    dansent des fines herbes

    ***

    Cure d'artichauts

    la Bretagne dans mon assiette

     se déshabille

    ***

    Traces du larcin

    sur les lèvres et les mains -

    coulis de fruits rouges

     

    ABC

     


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  • Un autre monde

    - S’il doit être autre, autant qu’il soit meilleur. Pire serait sûrement une mauvaise chose.
    - Crois-tu ?
    - Non je ne le crois pas, je l’espère… Une espérance peut en valoir une autre, la mienne va vers le simple, le beau, l’aimable.
    - C’est simple, en effet !
    - À dire, oui, à vivre, je ne sais pas.
    - En doutes-tu ?
    - L’homme est complexe, il se complait dans la complexité. Lui offrir la simplicité, même sur un plateau d’argent, sur une prairie verte, sur un champ d’étoiles ou sur un lac bleu, lui semblera étrange, trop facile, et pourtant…
    - Pourtant ?
    - À quoi bon changer le monde, si ce n’est pour le rendre plus souriant, plus accessible, plus heureux.
    - Naïve ?
    - Non, poète !
    Mon monde serait un nid d’oiseaux, sur un cerisier en fleurs. Le ciel y serait d’azur, la pluie réconfortante et cristalline. Les nuits sous la pleine lune seraient peuplées de rêves mélodieux, au son d’un piano joué à quatre mains, une noire, une blanche, une jaune, et l’autre rouge, pour unir les nations. J’y naîtrais chanson, au bras d’un troubadour. N’entends-tu pas la joie qui se propage dans ce monde sans nuage ?
    - Folie utopique et déraison irréaliste.
    - Tu vois, si déjà toi, tu n’y crois pas, comment convaincre les autres ?
    - En gardant les pieds sur terre.
    - Alors, à quoi bon ? Je préfère mon doux délire impromptu.

    ABC

    (une reprise)


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  •  

    Vagues :

     

    Vagues agricoles :

     

    Mes vagues sont andains

    ondulations passagères

    au pays des Montagnes du Matin

    couleurs printanières

    odeur de foin

     

    Vagues agricoles :

     

    Vagues agricoles :

     

    Vagues agricoles :

     

    ABC

    (Je ne vous conseillerais jamais assez de cliquer sur les photos yes)


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