• Parfum du jour :

     

     

    Brouillard :

     

    Elle ne savait plus où elle habitait

    Derrière son voile
    Dame Brume cache le jour -
    mur du doute

    Elle ne savait plus où elle allait

    Sur sa route
    un écran de fumée
    elle perd le nord

    Elle avançait tout de même en se tenant par la main

    Au-dessus des nuages
    Sieur Soleil darde ses rayons
    En-dessous des nuages
    son chemin serpente
    en tirant les rideaux d’incertitude
    elle ouvre les volets de son avenir

    Comme il n’y a pas de fumée sans feu
    Il n’y a pas non plus de chemin sans espoir

     

    ABC


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  • Parfum du jour :

     

     

    Quand bouteille se désole
    carafe s’apitoie
    tire, tire ton bouchon
    mets de l‘eau dans ton vin
    la patronne aime les carafes
    sur la table tu n’iras pas

    La carafe est d’eau
    la bouteille ne comprend pas
    son cru est de renom
    Madame ignorerait-elle
    Le charme de l’étiquette ?

    ABC


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  • Parfum du jour :

     

    Fée des cimes :

     Aquarelle de Steve Mitchell

     

    Chant d’automne
    au-dessus de la brume
    -  têtes dans les nuages

    verdure éternelle
    baignée de féérie

    Quelques elfes escaladent les troncs, au bonheur de s’élever par-dessus les nuages.
    La fée des cimes berce leurs illusions en un enchantement ouaté.
    Ce n’est point un rêve mais un conte, habillant les pentes montagnardes de leur parure d’automne.


    ABC


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  • Parfum du jour :

     

    En rouille et vert...

    Tableau de Jamadrou

     

    Quand l’automne se joue
    des brumeuses pensées
    faisant fi de toute amertume
    il peint son tableau
    en nuances infinies
    en rouille et vert
    en ocre et rouille
    en rouille et rouge
    domptant les colères du vent
    un peu de blanc
    flocon de rêve
    une touche bleue
    fleur de ciel
    un rayon jaune
    poudre d’or
    quelque soit l’humeur du temps
    l’herbier gorgé de poésie
    s’écrit
    au rythme de son élan…

    ABC


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  • Parfum du jour :

     

    Elle ne savait plus très bien pourquoi elle courait, mais elle courrait beaucoup, souvent, tout le temps. A force de courir, elle a fini par se perdre.

    courir pour courir
    comme une respiration
    son addiction

    Dans le petit bois de chez elle, qu’elle connaissait comme sa poche, elle s’est vraiment perdue. Arbres, taillis, arbustes, dans la lumière bleutée de ses incertitudes, elle n’avait soudain plus aucun repère.

    connaître les lieux
    tout en perdant le nord
    sans boussole

    Son ombre faisant écho à son ombre, il lui semblait tourner en rond. Seul le martèlement de ses pas, sur le sol, résonnait au rythme des battements de son cœur. Elle courait toujours. Après qui ? Après quoi ?

    comme un ours en cage
    pris au piège
    à perdre la raison

    Aucun chemin, une faible lumière et tant de broussailles dans ses sous-bois qu’elle seule aurait pu jardiner.

    point de sentier
    juste un fouillis végétal
    --chercher sa voie

    En un brusque retournement, elle stoppa son élan. Le brouillard du doute s’estompait. La végétation lui redevenait familière. Une fenêtre s’entrebâillait. Elle venait de découvrir la porte la menant à elle.

    ouvrir la porte
    pour se laisser entrer
    chez soi

    Depuis cet instant, elle marche jour après jour sur le chemin de sa vie. De l’adolescence à la maturité, chacune de ses courses l’ont forgée femme. A l’aise dans ses baskets, elle les troqua contre des escarpins.


    ABC


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