• Je me suis toujours demandée comment ils s’étaient rencontrés ? J’ai toujours cru qu’ils étaient mal associés et pourtant………. Me suis-je toujours trompée ?

    Lui avançait dans la vie, solitaire, aimant se taire. Autodidacte, il parlait quatre langues et lisait passionnément  les livres en version originale. Sans voiture, sans monture, il marchait, les yeux ouverts et les oreilles aux aguets avec une éternelle paire de jumelles à son cou. Ses poches étaient percées au propre comme au figuré, il n’avait pas de clef, pas de bagages mais la tête dans les nuages, l’esprit souvent en voyage. Il cheminait posément, vivait de l’air du temps, il était vol au vent…… « Vol au vent » souriait-elle en fredonnant,  vol au vent et bon amant…… Mais au fond que sait-on vraiment des gens ?

    Elle était décidée, appliquée et organisée. Elle faisait tourner la maisonnée, c’est elle qui avait les clefs dans son sac avec les sous et les papiers… Dans ses poches juste un mouchoir, un mouchoir en papier, un mouchoir à jeter… Elle avait beaucoup étudié, en dehors de sa langue ne parlait que l’anglais d’un air très satisfait, mais connaissait l’histoire et la géographie de nombreux pays… C’est elle qui conduisait et cela lui plaisait… C’était une rapide, oui rapide, trop rapide parfois. Comment pouvait-il la suivre à ce rythme-là, dans ses débats et ses ébats ?... Mais au fond que sait-on des gens que l’on croise ici-bas ?

    Leur maison, une chaumière, au bord de la mer, dans laquelle rentraient de nombreux courants d’air, mais aussi, au fil du temps, quelques passants qui le trouvait assis dans un fauteuil défoncé qui lui était réservé. Elle était bien souvent devant une petite table servant de bureau, là elle répondait au courrier ou réglait quelques papiers, à peine posée prête à s’en aller,…  À part le whisky du dimanche et la sortie du vendredi pour rencontrer une vieille amie  avec qui ils jouaient au rami, je ne leur connaissais pas de manies… Mais au fond   que sait-on des gens que l’on ne voit pas souvent ?

    Je me suis toujours demandée comment ils s’étaient rencontrés ? Pourquoi s’étaient-ils associés ?

    J’ai cru comprendre que cela s’était passé un été sur un chemin côtier où toute la journée, elle avait pédalé sur son V.T.T.,  pour finir par dérailler. Il était alors apparu, ses jumelles autour du cou, se promenant nonchalamment au gré du vent en sifflotant. Sans rien dire il l’avait aidée la regardant en souriant d’un œil compatissant… Elle était jeune et pressée, il était complaisant et prenait son temps…

    D’année en année, tous les étés, ils se sont retrouvés, ont fini par se marier…

    Il me serait difficile d’en dire plus car que sait-on des gens qui ne se livrent pas vraiment ?

    À regarder leurs yeux, ils étaient amoureux, jeunes comme vieux… Discrets, voire secrets, côte à côte dans la vie, ils avançaient…

    Je les croisais, une fausse banalité, un carrefour obligé, une certaine familiarité, bien forcés de se rencontrer quand on est de la même lignée.

     

    ABC

     

    Reprise d'un texte publié dans mon livre "Pêle-mêle"

    pour le thème de la semaine des Impromptus littéraires

     

     


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  • Sculpture :

     

    En poésie de pierres

    au gré du vent

    de la lumière

    des marées

    de siècle en siècle

    la nature sculpte

    ses chefs-d'œuvre

    ABC

    (un clic sur la photo s'impose)

     


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  •  

    Palmyre pas pire

    réveillée par Zéphyr

    vogue vers la cour

    Maîtresse JB

    devra l'amadouer

     

    (le petit futé crie à tue-tête, au-dessus de la tête, de sa mère

    pour mieux découvrir Palmyre et Zéphyr cliquer dessus)

     

    ABC

     

     

     


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  • Autre rive

    (Photo provenant d'ici)

    Où va-t-il ?

    D’où vient-il ?

    Place au mystère

    Place à l’imaginaire

     

    Un passant

    Solitaire

    Sous la brume

    Dans sa brume

    Une valise

    Pour tout bagage

    Point de rêve

    Point de mirage

    Il avance

    Sans se retourner

    Son chemin tout tracé

    En ligne droite

    Trop droite

    Sans hésiter

    Il marche

    Vers son destin

    Minuscule piéton

    Simple vagabond

    Allant à son pas

    Là-bas, tout là-bas

    D’où l’on ne revient pas

     

    D’une rive à l’autre

    Vers son trépas

     

    ABC

     

    Pour mil et une

     

    Et puisque nous sommes le 11 novembre

    Je vous renvoie aussi : ici


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  • Pic vert

     

    Pic vert

     

    Pic vert

     

    Le premier à me dire bonjour samedi matin

    Bonne semaine à tous

    ABC


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