• (Ayant écrit quatre textes sur le thème : "pierre"

    Je vous les présente, à partir d'aujourd'hui

    Jusqu'à lundi)

    Rondeur des pierres :

     

    Dans la luxuriance de la jungle

    Tout sommeille, rien ne dort

    Guépard, tigres, pumas, panthères

    Et autres mammifères

     

    Des regards acérés

    Dans des corps musclés

    Pour un instant à l’arrêt

    Et pourtant aux aguets

     

    Fleurs, arbustes, arbres et bosquets

    De la vie, de la couleur, des couleurs

    La rivière, en son lit, se repose

    La rondeur des pierres s’impose

     

    Ne vous y trompez pas

    Cet espace là est loin d’être quiétude

    De nul part suinte une inquiétude

    Un je ne sais quoi prêt à bondir

     

    Tous les yeux sont ouverts

    Ils attendent, observent, scrutent

    Ce n’est pas un jeu sans règle

    C’est un monde à nul autre pareil

     

    Les rôles n’y sont jamais figés

    Le maître d’aujourd’hui, demain sera esclave

    Le plus rapide, le plus leste, le plus fort

    Sera le dieu, toujours momentané

     

    Miroir d’une fausse nonchalance

    Au paradis des fauves

    Univers cruel et beau

    La loi des lieux est impitoyable

    Seul le temps

    Peut arrondir les angles

     

    ABC

     

    (article publié en absence)

     


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  • Rappel de la consigne :

     

    Écrire un texte, sous la forme que vous voulez dans lequel on trouvera :

    Un personnage féminin : une chanteuse

    Un personnage masculin : un facteur

    Un lieu : la foire

    Un verbe : hurler

    Un objet : une brosse

    Un adverbe : lentement

     

     

    Une famille particulière :

     

    Mireille, chanteuse de son état

    Castafiore parfois

    Ronde de cœur

    Et à cœur joie

    Rencontrant Paul, de son prénom

    Brosse, de son nom,

    Charmant porc-épic

    Facteur d’orgue

    Sur le même ton

    Même diapason

    S’accordèrent

    Pour fonder un foyer

    De leur union naquirent

    Trois spécimens

    Un premier garçon

    Manche à balai

    Tête Océdar

    L’excentrique de la fratrie

    Pieds en dehors de ses pompes

    Tête bien loin du chapeau,

    Un frère

    Style paillasson

    Rarement poltron

    Plutôt gentil garçon,

    Une petite dernière

    Brosse à dents électrique

    Girouette

    Capricieuse et coquette

    Enfin le tapis brosse

    Fox terrier

    Raz de terre

    Ramasse poussière

    Revendiquant sa place

    Brosse parmi les Brosse

     

    Phénomènes de résidence

    Ne passant pas sous silence

    Sonner chez eux

    Déjà un risque

    Faut-il rentrer

    Rester sur le palier

    Tu rentres, tu t’aventures

    Une expérience fascinante

    Dur, dur

    Tu restes dehors

    Demain

    Tu auras des remords

     

    J’ose

    Chez eux,

    Le premier pied

    Je pose

    Étrange foire

    Mi musicale, mi commerciale

    Un vrai bazar

    Mélange de brosses et de tapis

    Ambiance je chante,

    Je hurle, je crie

    De la flûte à bec au cor anglais

    Quelques roulements de tambour

    La voix de Madame

    Montant et descendant la gamme

    Celle de Monsieur

    Qui parfois brame

    Les marmots

    Pourtant

    Sont absents

    Trois asticots

    Sans laisse

    Promenant le chien

    Dans le jardin

    Un peu sans gène

    Tout dans les gênes

    Le style Brosse

     

    Une fois par mois

    Pompon sur le bonnet

    Invitation de la Goya

    Chantal, je crois

    Grandes couettes

    Jupon de coton

    Dentelles et taffetas

    De Mireille

    En Bécassine

    C’est la cousine

    Les deux artistes

    Montant en piste

    Opérette

    Comptines et chansonnettes

    Poupées Barbie et midinette

    Barboteuses ou salopettes

    Spectacle sur le balcon

    Attention

     Couper le son

     

    Quelques années

    Puis tout s’est calmé

    Ils sont partis

    Vivre leur vie

    Dans un autre pays

    Une vie rustique

    Sous les tropiques

    Silence

    Absence

    Dans l’immeuble

    Meubles parmi les meubles

    Ils nous auraient presque manqué

    Pour le bilan de fin de journée

    Curieusement

    Personne ne les a oubliés

    Et certains soirs

    Lentement reviennent

    Dans les mémoires,

    Estampille familiale

    D’une drôle de chorale,

    Les paroles

    Tant rabâchées

    De leur chanson préférée

     

    « Brosse à reluire

    Ou brosse à dents

    Juste papa ponce

    Comme pierre

    Sur mes doigts

     

    Brosse à cheveux

    Ou à chiendent

    Barbe de grand-père

    En poils de crin

    Piquante râpe à joues

     

    Brosse à chaussures

    Ou à vaisselle

    Poils de chameau

    à mon balai

    En balai brosse

     

    S’il faut sourire

    Sourions en Brosse ! »

     

    Tels quels

    En joyeuse ribambelle

    C’était les Brosse

    Croyez-moi

    Cela ne s’invente pas

     

    ABC

     

    wink2

     

     

    Lentement,

    Penché sur son vieux vélo, un facteur, tout en sueur ,

    Grimpait au village ou la foire s'installait !

    Sur l'estrade une chanteuse essayait quelques vocalises dans un micro ou il fallait hurler

    Pour se faire entendre !

    Notre homme, coiffé comme une brosse la regardait fasciné !!! ......

     

    Mado, qui n'a pas de blog.

     

     

     

    Merci à ceux qui ont rempli la consigne

    cliquez sur leur nom pour lire leur participation :

     

    ladymarianne

     

    Colette

     

    Jill Bill

     

    Martine

     

    Martine85

     

    Margimond

     

    Prochain thème à publier le 14 mars :

    "pierre"

     

    ABC
     


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  • Voici le thème du mois de février,

    à publier sur vos blogs le samedi 14 février,

    en me prévenant à l'avance de votre participation :

     

    Écrivez un texte de votre convenance dans lequel nous trouverons :

    Un personnage féminin : une chanteuse

    Un personnage masculin : un facteur

    Un lieu : la foire

    un objet : une brosse

    Un verbe : hurler

    Un adverbe : lentement

     

    ABC

     


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  • C'était le thème de mercredi, 14 janvier 2014

     « Dans la crèche, oh surprise, il nous on mit une fille »

     

    Noël 2014 :

     

    Quand minuit sonna

    L’ange dû rester coi,

    Coi mais pourquoi,

    Pourquoi coi,

    Parce que voilà

    Minuit sonna

    Sur une fille

    Oui une fille

    Et pas un gars

    Avait-on déjà vu ça ?

     

    Cette histoire là

    Boufareo la raconta

    Mille et une fois

     

    Boufareo, c’est moi, l’ange que le  bon Dieu a envoyé du ciel pour vous raconter, ce qui se passe dans la crèche à Noël. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, à chaque fois, de nouveaux santons apparaissent, à chaque fois, tous se figent quand minuit sonne. Et cette année quand minuit sonna, la cigogne venait juste de déposer son paquet devant la bonne Vierge, Joseph, le sourire de l’âne et le souffle du bœuf. Un joli paquet, le dernier du jour, avant de retrouver son nid. Quand je découvris l’erreur qu’elle avait commise, le son de ma trompette fit une étrange pirouette. La cigogne battit de l’aile, regarda sur terre, compris qu’elle s’était trompée, su qu’il était trop tard pour échanger, les santons attendront 2015 pour louer un garçon.

     

    Et oui minuit sonna

    Sur une fille

    Pensez donc une fille

    Où était donc le petit gars ?

     

    Entre nous, je dois reconnaître que j’en ai vu des filles dans les crèches, ici ou ailleurs, le bon dieu ne m’a jamais dit ce qu’il en pensait. Il ne s’est jamais fâché non plus. Alors, si je peux y mettre mon grain de sel, je dirai « un enfant, fille ou garçon, c’est toujours un enfant, et cela me fait plaisir, ne ressemble-t-il pas à un ange ? »… Là je me tais, avant que le bon dieu ne me gronde, et me trouvant prétentieux et trop bavard m’interdise de revenir vous conter la crèche de 2015, « au revoir les amis, joyeux Noël et à l’année prochaine ».

     

    ABC

     

    (Ceux qui ne connaissent pas l'ange Boufareo, vous pourrez le découvrir

    dans la Pastorale des santons de Provence en allant ici)

     

    (le thème du mois de février sera annoncé lundi)

     

     


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  • La lettre sous la porte :

     

    Assis devant son bureau en mâchonnant son crayon, l’enfant semblait ailleurs, perdu, distrait, songeur…

    Les élèves écrivaient, qui en tirant la langue, qui en  souriant, tous concentrés sur leur copie. N’y avait-il que son crayon, à lui, à faire du sur-place ? Sur sa feuille, quelques pâtés, des pattes de mouches, des fils indiennes de fourmis. Dans sa tête un imbroglio épouvantable de sons, de lettres qui tournoyaient d’un neurone à l’autre sans jamais pouvoir se connecter. Se connecter à qui, à quoi d’ailleurs, l’enfant n’en savait rien. Le m passait sans s’arrêter devant m, b, p, le g bousculait le ch qui lui même interpellait le j, les voyelles jouaient à cache-cache ou à saute moutons, le i par-dessus l’o, le u à l’envers formant un pont, le a roulant dessous, le y n’en parlons pas, toujours à part, snobant les autres. Une ribambelle de fanfarons qui se doublent, qui se dédoublent, un n de plus, un p de moins, une horrible cacophonie, qui tournait au cauchemar. Quand le brouhaha s’interrompit, c’était le moment crucial de la relecture…

    L’enfant, dans sa panique, sentit une envie pressante, stressante de s’enfuir. Il décida d’aller faire pipi. Se trémoussant il leva le doigt, l’instituteur soupira, fit oui de la tête. L’enfant se précipita hors de la classe vers les toilettes.

    Quand il revint, comme d’habitude, il était trop tard, au mur la carte de géographie. Les autres récitaient les départements, les chefs-lieux, les préfectures et sous-préfectures, lui, était encore à dix mille lieux.

    Il regarda tristement sa feuille barrée d’un grand trait rouge, il s’attendait à la suite, la colle pour le jeudi, la dictée à copier 10 fois, la punition des parents,  la sévérité du directeur, l’incompréhension de tous…

     

    Pourtant, ces mêmes lettres ne les aimait-il pas, si belles, bien alignés avec des majuscules devant les minuscules, dans le livre de grand-maman ?

    Ces phrases si jolies quand c’est mamie qui lit et qui, le soir, racontant une histoire, l’abreuve de mots faisant naître des images.

    Oui, il les aime ces lettres, ces mots qui lui parlent à cœur, bien au chaud dans sa chambre, juste avant d’éteindre la lumière. Mieux, ils l’attirent, le fascinent, l’apostrophent… Une lettre surtout, lui plaît. À l’heure de lui dire bonsoir, mamie dépose son baiser et murmure « je t’aime », en embrassant chacune de ses paupières. Il n’entend, ne voit que les « m » qui se glissent sous la porte de ses yeux. Deux m qui lui ouvrent le plus beau des livres d’images, le plus beau des voyages, celui du rêve bercé par la tendresse de sa grand-mère.

     

    Quand il sera grand, qu’il aura dompté les lettres, il le sait, il le sent, il sera collectionneur de mots, conteur, poète pour rassurer les enfants qui ont des lettres jouant au chamboule tout dans la tête.

     

    ABC

     

    Merci aux autres participants :

    Jill Bill

    Monelle


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