• Tour de Babel :

     « Les mots murés dans le silence attendent qu’on leur donne la parole » Dominique Novat

     

    Tour de Babel :

    Quand la tour s’écroula, les mots s’enfuir aux quatre coins du monde. Plaines, collines, montagnes et vallées, soleil, pluie, bourrasques, tempêtes et canicules ont forgé leur caractère, l’alphabet s’en est accommodé pour mieux emplir les dictionnaires. De la confrontation des uns et des autres naquirent langues et dialectes, l’homme a dû s’y soumettre. Certains sont voyageurs polyglottes d’autres préfèrent rester sédentaires… Les mots en s’échappant de leur mur de silence ont enrichi notre vocabulaire.

     

    Tags :

    Quand les murs parlent
    Que les yeux entendent
    Le courant passe
    Au de-là des mots

    ABC

    De nouvelles participations se sont rajoutées pendant le week-end,

    liens sur l'article de samedi,

    n'hésitez pas à aller les lire

    P.S. ceux qui voudraient les coordonnées de Dominique Novat, peuvent me les demander par courriel

     

     

     

    Merci pour vos visites et vos participations,

    pour ceux et celles qui le souhaitent voici le prochain sujet

    à publier, sur vos blogs, le samedi 12 décembre :


    Réécrire la fable de LA FONTAINE « Le vieillard et l'âne »

    avec la contrainte du lipogramme, c'est-à-dire en supprimant la lettre « e »

                    Le Vieillard et l'Ane

        Un Vieillard sur son Ane aperçut en passant
        Un Pré plein d'herbe et fleurissant.
    Il y lâche sa bête, et le Grison se rue
        Au travers de l'herbe menue,
        Se vautrant, grattant, et frottant,
        Gambadant, chantant et broutant,
        Et faisant mainte place nette.
        L'ennemi vient sur l'entrefaite :
        Fuyons, dit alors le Vieillard.
        ⁃    - Pourquoi ? répondit le paillard.
    Me fera-t-on porter double bât, double charge ?
        ⁃    - Non pas, dit le Vieillard, qui prit d'abord le large.
        ⁃    - Et que m'importe donc dit l'Ane, à qui je sois ?
        ⁃      Sauvez-vous, et me laissez paître :
        ⁃      Notre ennemi, c'est notre Maître :
        ⁃      Je vous le dis en bon François.
        ⁃   
        ⁃   

    (pas de panique, que du jeu yes)

     

    ABC

     


    15 commentaires
  • Symphonie des mots :

     

    Thème :

    « Les mots murés dans le silence attendent qu’on leur donne la parole" Dominique Novat

    Dominique Novat vient de publier un recueil de poèmes :

    "Des mots pour des maux"

     

    Symphonie des mots :

    Franchissant le mur du son,
    La parole a libéré les mots
    Du carcan de leur silence :

    Maudits, mots dits,
    Moqueries, mots cris,
    Motifs, mots décoiffant,
    Mauviettes, mauvais jeux de mots,
    Mollets, course folle, de laids mots
    Motus, mots muselés
    Morues, mots discussion de trottoir
    Mobiles, mots soucieux,
    Mochards, mots boulets,
    Modèle, sans lui, mot solitaire,
    Moquettes, mots mendiants,
    Molènes, mots rancuniers,
    Mollards, gros mots,
    Molette, second service,
    Motards, mots à la bourre,
    Moraine, mot couronné,

    Curieuse cacophonie, de mots-valises en concerto, 
    Sous la charpente de notre monde
    La boiserie*

    * La Boise rit, la Boise est une rivière de 121km dans l'Idaho au nord-ouest des États-Unis



    ABC

    Autres participations :

    Jill Bill

    Jacou33

    Colette

    Martine 85

    Jamadrou

    Fadosi

    Simcet

     

    Suite, avec deux autres textes, et nouveau sujet pour décembre, lundi

     


    22 commentaires
  • Le vent :

    Thème : Le vent, votre texte devra comprendre une allitération, un épitrochasme et un oxymore.

    Ma participation :

     

    Rêve de photographe

    Dés son réveil, le vent, vol-au-vent, se levant, s’envole. Il souffle, s’essouffle, tourbillonne, s’arrête, repart, caresse brutalement une feuille de chêne, la soulève, la détache, l’entraîne, la pose, l’abandonne, revient lui offrir sa bise du soir avant de s’endormir, sous la lune blanche, d’une lumineuse nuit étoilée.
    Demain, peut-être, ne reprendra-t-il pas sa course à l’aube d’un jour nouveau ? Lui-même n’en sait rien. Ami, ennemi, il ne choisit ni ses tendres caprices, ni ses colères soudaines.
    Le marin l’aime et le redoute. Moi, j’attends la folie ébouriffée de son passage dans la chevelure des blés pour, d’un clic, arrêt sur image, le retenir prisonnier, lui, l’éternel voyageur que personne ne peut apprivoiser.

    ABC

     

    Autres participations :

    Jill Bill

    Jacou33

    Colette

    Martine

    Jamadrou

    Cricket

     

    Le prochain thème est à publier le samedi 21 novembre :

    "Les mots murés dans le silence attendent qu'on leur donne la parole" Dominique Novat


    26 commentaires
  • cet été-là... (bis) :

     

    Cet été-là,

    Sieur Carambar
    Sur un âne sucré
    Gravissait le chemin praliné
    D’une montagne pain d’épice
    Sa hâte était grande
    D’en atteindre le sommet
    Pour y afficher sa publicité
    Avant le chant du coq

    Madame Pâte de Guimauve
    Matinale s’il en fut
    N’en croyant pas ses yeux
    D’apercevoir dés l’aube
    Son amant caramel
    Au sommet de sa gloire
    Sauta pour le rejoindre
    Dans un taxi de réglisse

    C’est ainsi,
    Que cet été-là,

    Du haut d’un gâteau d’anniversaire
    Des bambins émerveillés
    Fêtèrent en grande pompe
    Les noces peu ordinaires
    D’un carambar et d’une pâte de guimauve
    Fondant de bonheur
    Dans leur bouche gourmande

    Moralité :
    Les désirs sucrés
    Sont ascensionnels.


    ABC

     

    Nouveau thème à publier sur vos blogs le samedi 17 octobre :

    Le vent

    votre texte devra comporter :

    - une Allitération

    - un épitrochasme

    et

    - un oxymore


    23 commentaires
  • Cet été là...


    Thème : le texte doit commencer par « Cet été-là »

    et comporter les mots suivants : chant, désirs, taxi, carambar et montagne.


    - Cet été-là fut, un été mémorable, en préadolescents bêtes et méchants nous jouions à nous faire peur, avec des jeux débiles qui nous rendaient hilares, tout en nous attirant quelques ennuis.
    - Raconte.
    - Il n’y a rien à raconter de très palpitants, nos désirs les plus farfelus étaient tous plus sots les uns que les autres, et nos rêves les plus fabuleux, n’étaient rien d’autre que des rêves d’enfants.
    - Allez raconte.
    - Raconter quoi, notre peur bleue, d’avoir été poursuivis par la fureur d’un cheminot dont nous avions, à la tombée de la nuit, réussi à arrêter la Micheline, avec des signaux lumineux, d’une vieille lampe tempête, trouvée dans le grenier, d’un chalet abandonné, au flanc  de la montagne, dans ce lieu magique où nous passions nos vacances.
    - Raconter « Taxi » et « Ambulance », nos deux karts à pédales que nous avions fabriqués, non sans mal, et qui nous permettaient de dévaler les pentes en prenant, non sans risques, quelques tournants relevés. Nous nous en sommes toujours sortis sans trop de mal, quelques bleus, quelques bosses. Le seul qui ait dû aller à l’hôpital fut un ami de passage, faute de savoir négocier ses virages, par manque d’expérience. Il avait choisi « Ambulance » qui ne lui a pas porté chance !
    - Raconter nos enfantillages d’un soir où, partagés entre frousse et fous rires, nous avons, avec quelques pétards, explosé toutes les boîtes aux lettres des chalets avoisinants. Suivi de la honte quand nous fûmes démasqués et avons dû passer le restant des vacances à travailler pour les rembourser.
    - Raconter encore, nos soirées romantico-gourmandes  où allongés en étoile, tête contre tête nous rêvions de voyages en auto-stop, en suçant des carambars et en tirant, chacun à notre tour, sur une cigarette fauchée dans le paquet d’un grand frère. Affreux calumet de la paix, provoquant quelques quintes de toux, qu’aucun de nous n’aurait refusé, de peur d’être traité de bébé.
    - Raconter nos fausses escapades dans le bois le plus proche pour détourner le petit torrent qui rafraîchissait les bouteilles de rosée de notre vieux voisin. Ce qui avait le don de le mettre dans des colères noires nous permettant d’enrichir notre vocabulaire d’injures grossières.
    - Raconter enfin, le chant fétiche, cri de ralliement de notre groupe de copains et copines, dont les paroles n’avaient ni queue ni tête et que nous chantions à tue-tête sous les fenêtres de la bonne du curé qui nous chassait, exaspérée par notre chahut, et, hermétique à nos inepties.

    - Tu voulais que je te raconte, et voilà que tu me regardes bouche bée, les yeux écarquillés comme si, oui, comme si, tu venais de découvrir que moi aussi, un jour, j’ai pu cumuler quelques bêtises qui m’ont permis de grandir…


    ABC

    (Un second texte, sur le même thème lundi, et publication du thème d'octobre)

     

    Je vous invite à aller lire les participations de :

    Jill Bill

    Lady Marianne

    Colette

    Aurélia

     

     


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