• Bougie et flamme bis :

     

    « Ce n’est  pas tant la bougie qui nous  fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

     

    Quand voguent les pensées
    Sur la vague de la flamme
    Peu importe la bougie
    L’une éclaire
    L’autre porte
    L’idée vagabonde
    N’épouse que la première
    Ignorant la seconde
    Qui coupant sa mèche
    Éteint l’envie
    En éteignant la flamme

    ABC

     


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  • bougie et flamme :

     

    « Ce n’est  pas tant la bougie qui nous  fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

     

    Une feuille
    Une plume,
    Une bougie
    Une flamme
    Des ombres
    Pour le décor
    Des mots
    Qui s’installent
    Bousculant le voile
    De l’inspiration

    Léger souffle
    La feuille frémit
    Se froisse
    L’esprit divague
    Plus de support
    Plus de bougie
    Seule la flamme
    Un à un
    Les mots s’effacent
    En silence

    La flamme hésite
    Vacille
    S’éteint
    Déposant
    Ses derniers pétales de rêves
    Sur la feuille blanche

    ABC

    Ce thème m'a inspirée trois textes,

    j'en publie un demain et un lundi

    lundi, nouveau thème pour avril

     

    Autres participations :

    Colette

    Jill Bill

    Jacou33

    Jeanne Fadosi

    Martine85


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  • Soldes :

     

    "Pendant les soldes, je suis rentrée à la maison après avoir acheté des chaussures.
    Oh surprise, dans la boite, il y avait deux pieds gauches !"
    Racontez

     


    Gare aux soldes :



    Journée de folie, journée de frénésie, ouverture des soldes, une soudaine urgence et une irrésistible précipitation. Dés neuf heures jusqu’à dix-neuf heures, pas une minute de répit, je fouine, je chine, je fouille et je farfouille…
    Le soir je rentre chez moi, exténuée, je m’affale sur le canapé pour essayer ma nouvelle paire de souliers. Mes yeux se fixent sur mes deux pieds, bigre deux pieds gauches bien alignés côte à côte. Je me lève. Je vacille. Je hurle :
    - Chéri, viens voir. J’ai deux pieds gauches.
    - Deux pieds gauches ?
    - Oui regarde, impossible de marcher droit.
    - Ce n’est pas grave, vire de bord.
    - À force de virer de bord, je vais tourner en rond.
    - Tu deviendras girouette. (pour lui, qu’est-ce que cela change ?)

    Le lendemain matin, je file chez le chausseur pour récupérer mon pied droit. Le vendeur m’explique que les soldes ne sont ni reprises, ni échangées. C’est bien indiqué sur la vitrine et sur toutes les boîtes de chaussures.
    - Oui mais…
    - Il n’y a pas de mais, Madame, n’avez-vous pas lu notre enseigne : « Deux pieds dans le même sabot ». Depuis des années, nous suivons cette politique de prix cassés, c’est peut-être casse-pieds, mais c’est notre politique, toutes nos paires sont gauches-gauches.
    Je manque de tomber en syncope.
    - Pas de panique, Madame, regardez l’enseigne d’en face : « Un pied à la fois ». Vous y trouverez peut-être un pied droit.
    N’en croyant ni mes yeux ni mes oreilles, je traverse la chaussée sur la diagonale gauche et me retrouve face à une poupée Barbie montée sur des talons aiguilles. Je murmure en bafouillant :
    - N’auriez-vous pas un pied droit, s’il vous plaît ?
    - Désolée, Madame, les années paires nous ne vendons que du gauche. Pour le droit il vous faudra revenir l’an prochain.
    Elle tourne les talons et va, en se dandinant, s’occuper d’un autre client, une cliente en l’occurrence.

    Consternée, déboussolée, ayant complètement perdu le nord, au bout de quelques jours je file chez mon médecin.
    - Madame, il vous faudrait du repos.
    - Non Docteur, il me faudrait deux pieds, un de chaque côté avant que je ne perde la tête.
    - Croyez-moi, Madame, vous faites une allergie chronique. Je vous mets au régime sans soldes.
    - Mais Docteur, vous n’y pensez pas. Je n’ai plus rien à me mettre.
    - Madame, si vous voulez garder la tête sur les épaules et les deux pieds bien posés au sol, cela s’avère indispensable. Permettez-moi d’ajouter que je ne vous ai pas vu arriver toute nue au cabinet médical.


    ABC

     

    Autres participations :

    Jeanne Fadosi

    jill Bill

    Jacou33

    Colette

    Martine85

     

     Thème de mars, à publier sur vos blogs le samedi 19 mars :

    "Ce n'est pas tant la bougie qui nous fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme"

    N'oubliez pas de m'avertir au moins la veille de votre participation

     


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  • Vendredi 13 :



    « Vendredi 13 »


    Entre jeudi 12 et samedi 14,
    Vendredi 13 assume sa place
    Bonheur, malheur, audace
    Tout se confond, tout passe
    Non sans laisser de traces

    Quand jeudi sourit
    Et que samedi pleure
    Vendredi s’ennuage 

    Jeu de l’amour et du hasard
    Les jours encaissent le bazar
    Que sans scrupule et sans fard
    Le vent sème dans le brouillard

    Si jeudi s’annonce douze
    Samedi s’impose quatorze
    Vendredi endosse treize

    Quoiqu’il arrive
    Quoi que l’on fasse
    Aucun jour ne perd la face
    Tout autre interprétation
    N’est que superstition

    ABC

     

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    Prochain thème à publier le samedi 13 février sur vos blogs :

    "Pendant les soldes, je suis rentrée à la maison après avoir acheté des chaussures.

    Oh surprise, dans la boite, il y avait deux pieds gauches !"

    Racontez

     


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  • Le veillard et l'âne

     

    Réécrire la fable de LA FONTAINE « Le vieillard et l'âne »

    avec la contrainte du lipogramme, c'est-à-dire en supprimant la lettre « e »


    Papi sur bourricot :

    Un papi montant bourricot, vit sur son parcours
    Un champ au bon odorat thym, jasmin, romarin
    Il y lâcha son ami grison ravi
    Au travers du bon picotin
    S’y vautrant, grattant, frottant,
    Gambadant, chantant, broutant,
    Mastiquant, astiquant tout son saoul.
    Soudain, un vilain arriva là aussi :
    - Fuyons, dit alors papi.
    - Pourquoi ? Cria son paillard.
    Sur mon dos du surplus vois-tu ?
    - Non pas, ajouta papi voulant partir loin d’ici.
    - Voyons, l’apostropha l’animal à toi ou à lui, kifkif bourricot !!!
    Fuir, pas fuir, fuyard autant pour vous, moi non, sans façon :
    Nos maux d’animaux, sont avant tout nos patrons :
    Voici mon opinion dans mon patois d’ânon.

    ABC

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    Jill Bill

    Martine85

    Martine duJdV

     

    Thème pour janvier, à publier chez vous le samedi 16 janvier :

    "Vendredi 13"

     


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