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    Récréation :

     

    Regardez "Le Carnaval d'Arlequin de Miro' et écrivez :

    Récréation :

     

    Récréation :

    Dans la salle de récréation, tout et son contraire était possible, de la musique à la pêche à la ligne, en passant par les dés et le cerf-volant, les enfants n’avaient chaque jour que l’embarras du choix.
    Ce fut d’abord une belle histoire menée par quelques clowns acrobates qui du haut de leur échelle semblaient arbitrer chaque jeu de leur baguette magique. Tout roulait, dansait, volait, se croisait, en une harmonie colorée, comme un tableau merveilleux dans lequel chaque élément s’articulait de manière à créer un petit chef d’œuvre ludique pour la plus grande joie des petits et des grands.

    - Jusqu’au jour où…
    - Le jour où quoi ?
    - Le jour où…
    - Dis-moi l’artiste, pourquoi crées-tu ce jour ?

    Sans répondre, concentré et silencieux, le peintre continua son tableau en ouvrant une fenêtre. Aussitôt apparut un étrange soleil aux sombres rayons noirs qui semèrent quelques malencontreuses perturbations.
    L’échelle vacilla, la guitare émit quelques fausses notes, le cou d’Arlequin s’allongea comme celui d’une girafe, le pauvre pantin se mit à loucher, ses moustaches tanguèrent dangereusement. Toute la salle chancela. Des bruits étranges s’échappèrent de nul part. La palette de l’artiste répandit ses couleurs au petit bonheur la chance. L’harmonie diurne devint cauchemar nocturne…
    Conscient alors d’une anomalie dans l’accomplissement de son aire de jeux, le peintre, retrouva ses esprits, et d’une main experte, referma la fenêtre. Il peignit dans la transparence de la vitre, le chapeau noir et pointu du magicien du soir, le bonnet rouge du lutin du jour. Les pouvoirs conjugués de l’un et de l’autre figèrent la scène en un tableau final. L’artiste signa sa toile.

     

    ABC

    un deuxième texte lundi avec le nouveau thème pour mai

     

    Autres participations

    Martine 85

    Colettedc

    Jill Bill

    Jacou33

    Jeanne Fadosi

     

     


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  • Bougie et flamme ter :

     

    « Ce n’est  pas tant la bougie qui nous  fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

     

    Dame Bougie
    En son cœur meurtrie
    Eut beau
    Se pomponner
    Se maquiller
    De coquetteries
    En coquetteries
    Endosser mille atours
    Pour habiller son corps
    En épousant le décor
    Il n’avait d’yeux
    Que pour la couleur
    La chaleur
    L’ardeur de sa flamme
    Rongée de jalousie
    Autant que de chagrin
    Petit à petit
    Moralement anéantie
    Elle laissa couler son énergie
    Éperdue
    La flamme diminua
    Vacilla
    Se noya
    Dans la cire fondue
    Plus de flamme
    Plus de magie
    Ses yeux se détournèrent
    Dame Bougie
    Toute rabougrie
    Sombra dans l’oubli

    Moralité :
    En un tout, la beauté comme la déchéance se partagent.


    ABC

    Prochain thème à publier sur vos blogs le samedi 16 avril :

    Regardez le carnaval de l'Arlequin de Miro' et écrivez :

    Bougie et flamme ter :

     (n'oubliez pas de me prévenir si vous participez, merci)


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  • Bougie et flamme bis :

     

    « Ce n’est  pas tant la bougie qui nous  fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

     

    Quand voguent les pensées
    Sur la vague de la flamme
    Peu importe la bougie
    L’une éclaire
    L’autre porte
    L’idée vagabonde
    N’épouse que la première
    Ignorant la seconde
    Qui coupant sa mèche
    Éteint l’envie
    En éteignant la flamme

    ABC

     


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  • bougie et flamme :

     

    « Ce n’est  pas tant la bougie qui nous  fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

     

    Une feuille
    Une plume,
    Une bougie
    Une flamme
    Des ombres
    Pour le décor
    Des mots
    Qui s’installent
    Bousculant le voile
    De l’inspiration

    Léger souffle
    La feuille frémit
    Se froisse
    L’esprit divague
    Plus de support
    Plus de bougie
    Seule la flamme
    Un à un
    Les mots s’effacent
    En silence

    La flamme hésite
    Vacille
    S’éteint
    Déposant
    Ses derniers pétales de rêves
    Sur la feuille blanche

    ABC

    Ce thème m'a inspirée trois textes,

    j'en publie un demain et un lundi

    lundi, nouveau thème pour avril

     

    Autres participations :

    Colette

    Jill Bill

    Jacou33

    Jeanne Fadosi

    Martine85


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  • Soldes :

     

    "Pendant les soldes, je suis rentrée à la maison après avoir acheté des chaussures.
    Oh surprise, dans la boite, il y avait deux pieds gauches !"
    Racontez

     


    Gare aux soldes :



    Journée de folie, journée de frénésie, ouverture des soldes, une soudaine urgence et une irrésistible précipitation. Dés neuf heures jusqu’à dix-neuf heures, pas une minute de répit, je fouine, je chine, je fouille et je farfouille…
    Le soir je rentre chez moi, exténuée, je m’affale sur le canapé pour essayer ma nouvelle paire de souliers. Mes yeux se fixent sur mes deux pieds, bigre deux pieds gauches bien alignés côte à côte. Je me lève. Je vacille. Je hurle :
    - Chéri, viens voir. J’ai deux pieds gauches.
    - Deux pieds gauches ?
    - Oui regarde, impossible de marcher droit.
    - Ce n’est pas grave, vire de bord.
    - À force de virer de bord, je vais tourner en rond.
    - Tu deviendras girouette. (pour lui, qu’est-ce que cela change ?)

    Le lendemain matin, je file chez le chausseur pour récupérer mon pied droit. Le vendeur m’explique que les soldes ne sont ni reprises, ni échangées. C’est bien indiqué sur la vitrine et sur toutes les boîtes de chaussures.
    - Oui mais…
    - Il n’y a pas de mais, Madame, n’avez-vous pas lu notre enseigne : « Deux pieds dans le même sabot ». Depuis des années, nous suivons cette politique de prix cassés, c’est peut-être casse-pieds, mais c’est notre politique, toutes nos paires sont gauches-gauches.
    Je manque de tomber en syncope.
    - Pas de panique, Madame, regardez l’enseigne d’en face : « Un pied à la fois ». Vous y trouverez peut-être un pied droit.
    N’en croyant ni mes yeux ni mes oreilles, je traverse la chaussée sur la diagonale gauche et me retrouve face à une poupée Barbie montée sur des talons aiguilles. Je murmure en bafouillant :
    - N’auriez-vous pas un pied droit, s’il vous plaît ?
    - Désolée, Madame, les années paires nous ne vendons que du gauche. Pour le droit il vous faudra revenir l’an prochain.
    Elle tourne les talons et va, en se dandinant, s’occuper d’un autre client, une cliente en l’occurrence.

    Consternée, déboussolée, ayant complètement perdu le nord, au bout de quelques jours je file chez mon médecin.
    - Madame, il vous faudrait du repos.
    - Non Docteur, il me faudrait deux pieds, un de chaque côté avant que je ne perde la tête.
    - Croyez-moi, Madame, vous faites une allergie chronique. Je vous mets au régime sans soldes.
    - Mais Docteur, vous n’y pensez pas. Je n’ai plus rien à me mettre.
    - Madame, si vous voulez garder la tête sur les épaules et les deux pieds bien posés au sol, cela s’avère indispensable. Permettez-moi d’ajouter que je ne vous ai pas vu arriver toute nue au cabinet médical.


    ABC

     

    Autres participations :

    Jeanne Fadosi

    jill Bill

    Jacou33

    Colette

    Martine85

     

     Thème de mars, à publier sur vos blogs le samedi 19 mars :

    "Ce n'est pas tant la bougie qui nous fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme"

    N'oubliez pas de m'avertir au moins la veille de votre participation

     


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